‹ Causes et mécanisme du bruit du souffleChapitre 17 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° C’est en vertu de l’élasticité que les corps exécutent les oscillations que produisent les sons.

2° L’élasticité est mise en jeu par des phénomènes de compression .

3° Ces phénomènes de compression et de réaction, en vertu de l’élasticité, ont lieu entre les molécules d’un liquide : 1° toutes les fois qu’il s’échappe avec une certaine force d’une partie étroite dans une partie réellement ou relativement dilatée, ex. : rétrécissements organiques : 2° toutes les fois qu’il existe contre le courant une partie rigide présentant une disposition analogue à celle du bizeau dans les tubes à embouchure de flûte, ex. : insuffisances valvulaires.

4° Ces phénomènes de compression et de réaction constituent l’ébranlement primitif, source première de de tous les sons.

5° L’ébranlement primitif produit des vibrations dans la masse fluide environnante. Ces vibrations ont lieu dans le sens de l’ébranlement primitif.

6° Un changement brusque dans le calibre du vaisseau est la seule condition capable de produire un bruit de souffle.

7° Les changements brusques de calibre agissent en modifiant profondément l’état de la circulation, l’écoulement devient intermittent par suite des phénomènes de

compression et de réaction qui constituent l’ébranlement primitif.

8° L’intensité du bruit de souffle sera directement proportionnelle à la vitesse.

9° La viscosité et la pression agissent surtout en modifiant la vitesse, mais elles paraissent aussi limiter les vibrations secondaires de la masse liquide.

10° Les bruits musicaux tiennent à des conditions particulières de la vibration du sang ou à la vibration de corps placés sur le trajet d’une veine fluide, tels que des valvules veineuses ou des productions fibreuses pathologiques.

11° On peut toujours, toutes les fois qu’on entend un bruit de souffle, sur le trajet d’un vaisseau, retrouver un changement brusque de calibre permanent ou temporaire.

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