CONCLUSIONS
1° C’est en vertu de l’élasticité que les corps exécutent les oscillations que produisent les sons.
2° L’élasticité est mise en jeu par des phénomènes de compression .
3° Ces phénomènes de compression et de réaction, en vertu de l’élasticité, ont lieu entre les molécules d’un liquide : 1° toutes les fois qu’il s’échappe avec une certaine force d’une partie étroite dans une partie réellement ou relativement dilatée, ex. : rétrécissements organiques : 2° toutes les fois qu’il existe contre le courant une partie rigide présentant une disposition analogue à celle du bizeau dans les tubes à embouchure de flûte, ex. : insuffisances valvulaires.
4° Ces phénomènes de compression et de réaction constituent l’ébranlement primitif, source première de de tous les sons.
5° L’ébranlement primitif produit des vibrations dans la masse fluide environnante. Ces vibrations ont lieu dans le sens de l’ébranlement primitif.
6° Un changement brusque dans le calibre du vaisseau est la seule condition capable de produire un bruit de souffle.
7° Les changements brusques de calibre agissent en modifiant profondément l’état de la circulation, l’écoulement devient intermittent par suite des phénomènes de
compression et de réaction qui constituent l’ébranlement primitif.
8° L’intensité du bruit de souffle sera directement proportionnelle à la vitesse.
9° La viscosité et la pression agissent surtout en modifiant la vitesse, mais elles paraissent aussi limiter les vibrations secondaires de la masse liquide.
10° Les bruits musicaux tiennent à des conditions particulières de la vibration du sang ou à la vibration de corps placés sur le trajet d’une veine fluide, tels que des valvules veineuses ou des productions fibreuses pathologiques.
11° On peut toujours, toutes les fois qu’on entend un bruit de souffle, sur le trajet d’un vaisseau, retrouver un changement brusque de calibre permanent ou temporaire.