‹ Causes et mécanisme du bruit du souffleChapitre 7 sur 17 · SI · texte numérisé non relu

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arrivé à faire couler le sang* aussi vite que l’eau, l’intensité des bruits était la même. Tout se réduisait donc à une question de vitesse (1). »

J’ai fait des expériences analogues à celles de M. Potain; pour cela, je me suis servi d’un ballon en caoutchouc, d’une contenance de 4 litres, muni de deux tubulures, une supérieure, par laquelle on introduit le liquide à expérimenter, une inférieure, terminée par un tube de dégorgement muni en un point d’un rétrécissement fixe.

Une échelle métrique indique la hauteur et, par suite, la pression à laquelle se trouve soumis le ballon. Au moyen d’un système de poulie, on le fait arriver à la division voulue. Nous avons constaté, comme M. Potain, qu’en employant une pression plus forte, et, par suite, une vitesse plus grande, on arrivait à produire sensiblement le même souffle dans des liquides de densité ou de viscosité différentes, mais nous ne partageons pas son opinion lorsqu’il dit : « Tout se réduit donc à une question de vitesse. » Nous croyons, au contraire, la question beaucoup plus complexe.

C’est encore dans les remarquables travaux de Félix Savart que nous allons puiser des enseignements.

«L’élasticité propre du liquide, dit Savart, ainsi que la température, ont une grande influence sur les dimensions de la veine; la longueur de la partie continue du jet est d’autant plus considérable que la quantité dont les liquides le compriment sous une même

(1) Compte-rendu de la Gazette des hôpitaux, mardi 28 mai 1867, p. 252.

force est elle-même plus grande, comme le montre le tableau suivant (1).»

Éther sulfurique

Alcool

Eau

Ammoniaque liquide

Compressibilité

Longueur

sous une atmosphère évaluée

de la

en millionnièmes

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