INFLUENCE DU CLIMAT ET DE LA RACE
non résolue. Dans les pays tropicaux, on raltribue à la lumière éclalante du soleil, à la poussière et à l'air sec (nord de l'Afrique), et pour les contrées maritimes, à l'humidité de l'air. Le trachome, qui plus que toutes les maladies, en dehors de la diphlhérie, présente un développement géographique irrégulier, règne endémiquement aussi bien dans les pays brûlants et secs, tels que FÉgyple et l'Arabie, que dans les pays humides et froids, comme la Belgique et l'Irlande.
L'influence des saisons sur certaines maladies telles que le catarrhe, l'héméralopie, etc., est de tous points incontestable ; mais pour les autres maladies plus graves, c'est un point encore douteux. Quant aux abcès de la cornée, il est établi que les saisons les plus chaudes en favorisent le développement.
2. Races. — J'ai déjà, dans le chapitre du ^mcAome, à propos de l'influence des races sur les maladies, dit qu'il fallait observer une grande réserve. Le degré d'éducation et la manière de vivre d'un peuple sont plus à considérer que la race ; chez ceux qui sont peu ou point civilisés, la malpropreté facilite l'extension rapide des maladies contagieuses, et les maladies graves des yeux amènent souvent la cécité faute d'un traitement.
A titre de propriété de races bien établie, je mentionnerai seulement la fréquence du glaucome parmi les juifs. Ri/del (1), à la clinique du professeur v. Arlt, a trouvé près de 23% de juifs parmi les glaucomateux, pendant que pour le chiffre général des autres maladies, les juifs fournis-
(I) Bcricht ùber die Wiener Augenklinili, v. Arlt, 1867.