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29 Oétebre 1905 *
il commença ses études sur le massage des nerfs. Il perfectionna cette branche nouvelle et trouva des lois médicales jusqu’à lui tout à fait inconnues.
Ses succès commencent à appeler sur lui l'attention des médecins et des malades nerveux. On peut espérer que le massage des points douloureux produira une nouvelle voie dans le traitement des maladies nerveuses.
D' F, Maoeur.
Voici en résumé la méthode du docteur Cornélius : conduisez-lui un migraineux , il commence à lui gratter avec la
pulpe du doigt, comme s’il voulait com- |
primer un bouton électrique,toute la région dont il souffre. À un moment donné, le malade fait : « Aïe ! ».
existe un point douloureux. Le docteur continue ses recherches et finit par découvrir tous les points nerveux du malade; s’il s'appuie sur ces points nerveux, Il leur produit la maladie pendant tout le temps que dure la pression, et pour la guérir, il est obligé de masser l’un après
l'autre ces points jusqu’à ce qu'ils aient |
disparu.
Le lendemain, ces points sont reyenus | plus ou moins fortement, quelquefois, il |
s’en est découvert d’autres, le D' Corné-
lius continue son massage tous les jours
jusqu'à ce qu'ilsne se reproduisent plus, À ce moment-là, le malade est guéri.
Si nous ajoutons que, malgré qu'il habite dans une petite ville, on vient de tous les côtés de l'Allemagne pour le consulter, qu il soigne de hautes personnalités dont nous sommes obligés de rayer les noms sur la demande même du D' Cornélius et nous le faisons avec regret, car ayant surtout en vue d'être utiles à à nos lecteurs, nous faisons remarquer h importance de l'article en citant la qualité de ses clients.
On comprendra qu il y a quelque cho-
se de spécial et de nouveau dans sa mé-
thode.Il a d’ailleurs fait ses expériences
A cet endroit
devant nous et devant la Société des pra
ticiens à Paris.
C’est le mal de merqui nous a réunis
parce qu'il a trouvé, que dans le mal de mer, certains points se trouvaient douloureusement impressionnés par le mouvement et que sous l'influence du massage de ces points douloureux, certains malades se trouvaient comme leurs voisins,c'est-à-dire indemnes du mal de mer.
Voilà qui prouve quele sanglage n est pas tout dans le mal de mer.
Cela nous a rappelé qu'autrefois,quand nous suivions la clinique du regretté Chéron, un homme quis’est élevé de toutes ses forces contre ces opérations absurdes même a priori, qu'on appelle le cure tage de la matrice, contre ces opérations
de l'enlèvement des ovaires chez tant den jeunes femmes que le dernier des rebou:
teux aurait pu souvent guérir par des ap= pareils bien faits.
Cela nous rappelle LOS que lors-
qu'il soignait une malade’ il mettait des petites mouches de Milan sur certains points de la colonne vertébrale.
Nous déclarons qu'avant le docteur Cornéliuset malgré que nous ayons chere
Ché plusieurs fois (d’ailleurs, il nenous
avait jamais montré à les reconnaître},
nous y avions renoncé.
Etant à Liège, le sympathique professeur Gréhant, lorsque je lui eus présenté le docteur Cornélius, nous dit :
«Charcot m'a parlé un jour d'un homme qui avait un procédé de guérison DOUBLE |
la crampe des écrivains, il est mort sans avoir fait connaître son DOS
Charcot, mais ce que je sais c'est quelle D' Cornélius apporte du nouveau, quece
nouveauest dest...6 à soulager une quan tité considérable de pauvres malades de
d'autant plus malheureux qu'ils traversentl’existence au milieu d’un entoure sceptique à leurs plaintes qui 10 tant réelles. 2 #8
Espérons qu'un jour ou l'autre
Le. Da Cornélius guérit cette crampe desétrivains, J’ignore ce qu'était le médecin de
dans notre pays , beaucoup à venir à Monaco où beaucoup
permis au D' Cornélius de venir exercer
; nous l’avons poussé
de ses compatriotes pourraient suivre son traitement ainsi que des Français.
Mais, n'est-elle pas déplorable cette organisation médicale qui fait que nous avons le droit de faire venir de l'étranger les appareils, les médicaments, les aliments, les machines, en un mot tout ce’ que nous voulons, et que nous n’avons pas le droit de nous faire soigner par le
particulier qui nous plaît, füt-il une cé-
lébrité étrangère, comme © est le cas de Cornélius.
Puisqu'on a supprimé les droits de douane pour les appareils médicaux, il nous semble qu’il devrait y avoir une certaine proportion de gens ayant le droit d'exercer dans tous les pays, et que, quand un homme comme le D' Cornélius et tant d’autres ont trouvé des procédés de traitement, il ne devrait pas y avoir de frontières pour eux. L'intérêt seul des malades, c’est-à-dire l'intérêt de l'humanité, devrait primer tous les
intérêts particuliers, qui sont ceux de
notre abominable caste, les concours qui n'en sont d’ailleurs plus,mais de sim-
ples élections !
DM:
Important traitement nouveau.
En notre temps où la nervosité se développe de plus en plus, iln'y a pas un état maladif nommé si souvent et aussi
peu compris. Mêmele médecin ne sait que faire avec lui, car le plus souvent, il
ne trouve rien de particulier ou de remar-
*. de dans le système nerveux.
On résume sous le nom de maladies ner-
gi. se tout ce qui trouble les fonctions
U Ja vie des nerfs, sans aucune relation
avec les autres parties du corps. La mé-
decine d’aujourd’hui croit quela maladie siège dans le cerveau et ne croit pas aux symptômes périphériques,
qualifient d’imaginaires(1).
En d’autres termes, on qualifie de personnes nerveuses toutes celles qui, sans avoir de maladies nettement caractéri-
sées, sans paraître avoir des organes mas
lades : cœur, foie, estomac, poumon,
réagissent davantage ou sont beaucoup
plus sensibles que les personnes ordinaires à la douleur,au froid, à la pression atmosphérique, changements de temps, surmenage, mauvaises nouvelles, etc,
Le système nerveux central : cerveau, cervelet, moelle épinière représente pour nous un système de tubes très compli-
* qué, mais complètement fermé, dans le-
quel circule une sorte de courant. Appelons le courant nerveux ou vital, ou presque vital comme on voudra. Ce courant, dit vital, se trouve à un degré de tension qui est continuellement changeant. Son rôle est de surexciter, c’est-à-dire d'augmenter les irritations du dehors quisont
reçues par le corps plus facilement, c'est.
à-dire sont plus facilement ressenties.
C'est le contraire qui se produit, si l’exci- .
tation est plus faible, c’est l’état individuel ou spécial dont a hérité l'individu (fils de nerveux) etle total des excitations extérieures ou du dehors qui sont les plus importantes par le degré de la tension du courant nerveux.
La tension du système nerveux peut atteindre, sous certaines conditions, une telle intensité que des irritations vulgaires, par exemple de petits efforts de corps ou detravail intellectuel(ealcul, lecture),
(1) Le passage suivanta été rayé parle D' Corné-
lius ; nous croyonsutile de le reproduire pour que
nos lecteurs comprennent mieux.
« On essaie de les guérir par la suggestion, c'est-à-dire en faisant éroire au malade, d’une manière ou d'une autre, qu'il n’est pas malade. C'est une preuve sûre de mon opinion que Îles maladies nerveuses résident dans la périphérie et non dans le système nerveux central. 7
c'est-à-dire aux plàintes locales des malades qu'ils
| + : À où À
CA SO nd ram en Journai de ia Santé
des émotions sans importance, de petites différences de température, des variations de l’humidité, de la pression atmosphérique, causent des symptômes nerveux qui ne sont en aucune proportion avec les petites irritations qui, chez l'homme sain, n'occasionnent aucun ennui.
C'est la définition la meilleure et la plus juste des maladies nerveuses, que l’homme sain ne souffre pas de tous ces malaises, changements de temps, mauvaises nouvelles, légère fatigue, travail intellectuel, toutes choses qui fatiguent beaucoup les malades nerveux (1).
Il est vrai que si une partie du système nerveux central: cerveau, cervelet, moelle épinière, est malade, le sujet peut sentir des douleurs HÉtriques: par exemple dans la jambe, comme dansle ta-
T4 ) (ae Ù ER
Fotnt douloureux dune nigraire guerie.
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bès ou ataxie locomotrice{douleurs fulgurantes), ou dans les douleurs du cerveau qui causent des douleurs dans le bras ou les jambes. Mais dans ces cas, on ne peut pas soulager ces douleurs en soignant le bras ou les jambes, tandis qu'on peut guérir les maladies, dites nerveuses, dont nous parlons aucommencement.
En d'autres termes,on peut guérir beaucoup de nerveux pour un certain temps ou définitivement, par le traitement de la partie dont se plaint le malade. Cela prouve mon opinion : que le siège des maladies nerveuses existe bien là où se plaint le malade, c’est-à-dire dans les nerfs de la partie douloureuse et non dans sonimagination.
(1) Exemple : une perte d'argent, celle d’un être cher dans un ménage abaltra le nerveux, tandis que l’autre paraitra ne pas en souffrir.
Il y a fort peu de malades imaginaires
Contrairement à l'opinion répandue.
chez les médecins et par des malades, les.
maladies imaginaires constituent une rareté, cela m'a conduit à supposer, sans pouvoir à l'heure actuelle l'expliquer,que le fluide nerveux circule dans un système fermé,absolument semblable à la circulation du sang. Toutes les fois quenous ressentons une douleur quelconque dans | une partie de notre Corps, ce nest pas toute la partie qui est malade, mais bien un certain nombre de tout petits points qu’il m'est facile de prouver au malade en appuyant dessus. En pressant ces points douloureux, en les massant avec la pulpe du doigt,on guérit toutes les parties malades. Répétons : Quand un malade se plaint d’une région, toute la région n’est pas malade, maïs bien certains 4
Point douloureux des Vonissements dune fêmme caceinte.
points, et en pressant par le massageces” points douloureux, on guérit toutes les parties malades.
Voilà qui est nouveau, c'est pour cela | que nous insistonsauprès de nos lecteurs pour qu'ils le relisent une troisième fois.
Voilà ce qui constitue ma nouveauté.
Exemple : chez lé malade qui souffre de 2 la migraine, on trouve d’une façon cer- 4 taine, dans toutes les parties où il souf- + : # fre: fee points douloureux bien limitéset. me 4 caractérisés. En massant ces. points x comme je l'enseigne, on guérit la mie graine. La même chose se produit pour les névralgies intercostales ou les dou- à leurs de la menstruation (règles). +
Pour moi, lorsqu'une partie du corps Bt ‘luxion) ou 8 ‘est enflammée. s0