‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 90 sur 347 · La Tour d'Auvergne à Walewski, 24 novembre · texte numérisé non relu

La Tour d'Auvergne à Walewski, 24 novembre

son impérial cousin de conseiller aux journaux « de ne point emboucher la trompette..., si cela continue, nous serons obligés à une réfutation désagréable1 » ; le roi n'était guère moins ennuyé, craignant que « Napoléon ne s'en formalisât" ». Et, en effet, le 4 décembre, le Moniteur publiait une note mettant en garde « contre les discussions propres à altérer les rapports avec une puissance étrangère ».

Si cette polémique souleva dans les milieux diplomatiques une inquiétude toujours croissante3, Cavour ne broncha point,' se bornant à inviter les journaux amis et la Société nationale à beaucoup de prudence dans leurs manifestations1. Il était sans crainte sur les sentiments de l'empereur5, dont il avait des nouvelles fréquentes par des lettres directes, par les rapports de Nigra, sans cesse en voyage6; il savait que Napoléon était, selon son expression, « pleinement d'accord avec nous sur le fond de la question, mais hésitait par rapport au temps et aux moyens à employer7 » ; il était certain que dans l'état de tension politique entre l'Autriche, les divers Etats de l'Italie, la France, un incident éclaterait inévitablement d'où

Page 1