CHAPITRE VIII LA GUERRE D ORIENT
I. Premières négociations. — Nécessité d'alliances pour réaliser l'unité italienne. Intérêts de l'Italie en Orient. Relations politiques et économiques de la Russie avec le Piémont. — La queston des Lieux Saints et l'opinion sarde ; tendances belliqueuses du roi. — Entrée de la Russie en campagne. La diplomatie sarde; le double jeu de l'Autriche. Mission Brenier. Victor-Emmanuel. — Idées de Cavour. — La note du Moniteur universel : protestation du Piémont. — La convention franco-anglaise du 10 avril. Accueil sympathique du Piémont. — Les négociations secrètes Scartlett-Hud-
son. — Gavour. Le Président blâmé par le Conseil des Ministres.
— Les questions du duc de Guiche et les réponses de Dabormida.
— Négociations : le Roi, ses déclarations à Guiche. — Campagne de Crimée : sa durée. — L'opinion publique en Piémont. Le Conseil des Minisires partagé. Dabormida : sa correspondance avec Guiche; ses déclarations au Parlement 277
II. Adhésion dk laSardaigne a l'alliance franco-anglaise. — Prolongation de la guerre. Traité de Vienne du 2 décembre. Craintes du Piémont. Ouvertures du cabinet anglais, adhésion du gouvernement français. Projet de convention rédigé par Dabormida : les articles secrets et leur refus par l'Angleterre. Affaire mal engagée.
— Retour à Turin du duc de Guiche; e.xplications de Dabormida; la dépèche officielle anglaise et les instructions secrètes. — Entretien du roi et de Guiche. — Guiche et Hudson au Conseil des Ministres : un débat historique; nouvelle proposition de Cavour; rédaction des diplomates; Cavour puis le roi lacceptent ; démission de Dabormida; Cavour ministre des Affaires étrangères. — Signature de la convention 297
III. La campagne de Crimée. — Portée de l'adhésion. Impression en Europe, en Italie, en Piémont. — Ratification du traité. Dépôt à la Chambre des Députés; les opposants : les débats; discours de Cavour; le vote. La discussion au Sénat. — Les conventions financière et militaire. La Marmora. Départ des troupes pour la Crimée. — Négociations avec l'Autriche; lettres de Cavour: attitude hautaine du cabinet de Vienne. Les conférences de Vienne, le traité des quatre points et le départ de M. Drouyn de Luys. — La participation de la Sardaigne au.x conférences de la paix; réclamations de Cavour et de Cibrario. — Le discours de Napoléon III au Corps législatif. — Les Sardes en Crimée; le choléra et l'inaction; découragement à l'armée, en Piémont. — Difficultés extérieures, rupture diplomatique avec la Toscane; l'excommunication papale. — Victoire de la Tchernaïa. L'enthousiasme national. Conséquences de la campagne 312
iV. Voyage royal en France ht Angleterre. — Utilité diplomatique du voyage; son importance pour la santé morale du roi. Ouverture du Parlement. Départ de Victor-Emmanuel par Gènes, de Cavour et Azeglio par le Mont-Cenis, Marseille, Lyon, Paris. — Fêtes et spectacles; les entretiens de Cavour; peu de politique. — A Londres, les réceptions sans résultats. — A Compiègne : n Écrivez ce que je peux faire pour le Piémont et l'Italie u 332
1. Avant le Congrès. — Premières négociations. L'opinion en Piémont, en France, en Angleterre. La politique autrichienne : l'ultimatum à la Russie; sa communication au gouvernement sarde (!t la dépêche du 29 décembre 1853. La réponse de Walewski et l'annotation de Napoléon III. Les secrets désirs du Piémont. Acceptation de la Russie. Déception à Turin. — La réponse k la
question de Napoléon III : le projet de M. d'Azeglio; la lettre à Walewski. — Azeglio désigné comme plénipotentiaire au Congrès. La situation des Sardes aux futures conférences. Les discussions antérieures et l'incident de Constantinople. Émotion à Turin, correspondance avec Londres, entretien avec Gramont. Retraite d'Azeglio. Cavour désigné comme plénipotentiaire, ses déclarations au duc de Gramont. — Un décret autrichien sur les séquestres et ses conditions 342
!I. Au Congrès. — La gravité de l'heure et les sentiments de Cavour. Arrivée de Cavour à Paris. Les représentants sardes admis au Congrès à l'égal de tous autres. — La vie du Congrès; relations de Cavour avec les plénipotentiaires des diverses puissances. — Le nonce, le marquis Pallavicini et Manin. — Napoléon III, ses idées sur la question italienne, ses relations avec Cavour. — Le prince Napoléon et le D' Conneau 361
Les séances du Congrès; la participation de Cavour; le régime des Principautés; la libre navigation sur le Danube; la naissance du prince impérial; la signature de la paix 370
Les négociations secrètes. Les séquestres. La question italienne : Parme et Modène; les Légations. Consultation et arrivée à Paris de Minghetti; la rédaction des notes et leur remise à Napoléon; les scrupules de Walewski. L'heure décisive : nervosité de Cavour. La séance du 8 avril; les interrogations de Walewski, l'argumentation de Clarendon, la réplique de Buol; Cavour; les formules du protocole. Déception de Cavour : entretien avec Clarendon. La fin du Congrès; audience de l'empereur. Le mémorandum du 16 avril .
Voyage à Londres. Réception aimable, sans plus 391
III. Le discours dc 6 mai. — Voyage de retour : le parti à tirer du Congrès. Arrivée à Turin, l'accueil du roi et de la Chambre. Les affaires en cours. Cavour ministre des Affaires étrangères. — L'interpellation Buffa. Le discours de Cavour. Les débats et le vote. Au Sénat. — L'impression dans le pays : la reconnaissance des patriotes. — Colère de M. de Buol : circulaire autrichienne. La Russie et la Prusse. — Doux reproches de l'Angleterre et de la France. — Déclarations de Cavour à Gramont 392
Résultats de l'entrée du Piémont dans l'alliance franco-sarde et dans la guerre de Crimée. Les idées de Cavour en 1856 40i
ÉVREUX, IMPRIMERIE CH. HÉRISSEY. 73ii
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