‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 31 sur 83 · À LA GRANDEUR DE LA TACHE · texte numérisé non relu

À LA GRANDEUR DE LA TACHE

Notre parti représente une école politique, une cause nationale: celle de la fille aînée du Canada, notre chère province de Québec, foyer de nos plus belles traditions. Cette province, au double point de vue historique et économique, mérite que les meilleurs éléments de sa population et surtout la majorité s’y intéressent passionnément. Son étendue territoriale, la variété des richesses cachées dans son sol, ses forêts gigantesques, ses rivières, ses lacs et ses fleuves, sont autant de sources d'exploitations qui requièrent une étude approfondie et des activités considérables. C’est à ce travail que nous allons nous livrer, car la politique n’est pas seulement un combat douloureux et désagréable contre l’adversaire. Pour mieux apercevoir nos devoirs et notre tâche, nous devons regarder plus haut, nous devons nous élever jusqu’au sommet de la patrie canadienne.

(Au banquet de la convention, à l’hôtel Place Viger, 16 mai 1922.)

nn LES COMPÉTENCES

Si l'électorat nous confie la tâche de former un nouveau gouvernement, moi, pour ma part, je me charge de trouver dans les meilleurs éléments de notre population, des hommes capables de faire d’excellents ministres. Il y a dans les classes agricoles et ouvrières, dans le commerce, dans les banques, dans les professions libérales, dans la magistrature, dans le journalisme, des hommes intègres et de haute autorité qui désapprouvent le gouvernement actuel. C’est chez ceux- . là que nous devons trouver des hommes compétents pour former un

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ministère. Le parti conservateur ne manque pas d'hommes. Dans

toutes les classes, nombreux sont ceux qui occupent les premiers rangs.

Les dirigeants qui veulent donner à leur province le service de leurs talents doivent se spécialiser dans la politique car, la province a besoin de compétences dans ses différentes branches d’administration.

Je fais donc appel à tous les meilleurs dirigeants de notre peuple,

et je leur demande de s'occuper de leur politique provinciale, d'étudier les richesses, les ressources et les besoins de notre province, de s’occuper aussi des besoins de notre peuple, de le respecter ce bon peuple, de l’aimer et de lui consacrer un dévouement pur et effectif. (C’est ce

dévouement qui est à la base de ce patriotisme. Si vous n’aimez pas

le peuple, vous n’aimez pas votre patrie et vous n’avez aucun sentiment qui vous pousse à vous dépenser pour votre pays.

(À Berthierville, 17 juillet 1921.)

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