L'ÉCOLE LIBÉRALE-CONSERVATRICE
J'ai toujours été et je suis encore de l’école libérale-conservatrice, de l’école de Lafontaine, de Cartier, de ceux qui, de l’aveu de tous aujourd’hui, ont le mieux compris les besoins et les destinées du pays. Ils ont pu commettre des erreurs, mais dans son ensemble, leur œuvre est immortelle. J’ai pour mes compatriotes du pays, comme pour mes concitoyens de langue anglaise, j J'ai pour ma race et ma province, pour nos amis et nos ennemis, les mêmes sentiments et les mêmes opinions qui ont inspiré Lafontaine, Taché, Morin, Cartier, Angers, Boucherville, Chapleau. C’est avec la même mentalité, avec le même mobile, le même amour qui les animaient, que j'envisage les problèmes politiques qui se présentent à ma considération. Je comprends qu’il est nécessaire de tenir compte des situations et des besoins nouveaux, mais les grandes lignes, les principes fondamentaux qui constituent notre armature économique, de même que nos moyens de défense et d’activité, restent les mêmes avec la constitution de 1867. J'entends suivre cette ligne sans défaillance, dussé-je déplaire pour me séparer de ceux que, personnellement, ] estime le plus. Je ne travaille pas pour . le succès d’un jour, je songe à l’avenir qui scrutera impartialement mes actes. |
ue Mb nent National, 9 avril 1921.)