‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 48 sur 83 · LA LOI DITE PROHIBITION · texte numérisé non relu

LA LOI DITE PROHIBITION

La’loi dite de prohibition est impraticable et a donné lieu à des scandales qui constituent autant de crimes envers la société et une bien crande culpabilité de la part des ministres responsables de cette loi.

Lorsque l’ancien premier ministre, proposait l’adoption de la loi actuelle, je disais dans cette Chambre: “Vous aller créer un trust au bénéfice du trésorier du parti hbéral de la province”. Et le premier ministre d'alors, levant les bras au ciel, s’écriait : Mais non, vous vous

trompez, n’exagérons donc rien; soyons donc de bon compte. Cette

loi est bonne et sera appliquée avec sagesse”. Les députés ministériels de la Chambre disaient : comme c’est beau; comme il a de beaux sentiments”.

Dans son discours programme le nouveau premier ministre a dit: “L’exécutif de cette province a la responsabilité de faire observer la loi. Il n’est pas à mon sens de plus funeste élément pour détruire l’ordre de la société et arrêter son progrès que la désobéissance aux lois qu’un Pays $ s’est données. Et ce n’est pas dans Québec que nous laisserons s’infiltrer cet esprit”.

Voilà de belles paroles. Mais qu’a-t-il fait, lui, procureur général, depuis un an, pour faire respecter la loi, quand les journaux, quand la rumeur courante disent que des ministres, des maires de grosses municipalités, des conseillers législatifs sont les associés des vendeurs qui font un commerce si scandaleux et si criminel ?

Pourquoi le gouvernement a-t-il refusé de donner les noms des médecins qui avaient émis des certificats l’an dernier ? C’est ce que j'ai demandé dans une interpellation à la dernière session.

Et le gouvernement a menti devant cette Chambre pour cacher et:

favoriser les fraudeurs. Des certificats tout sisnés ont été vendus aux

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