NET
par habitant
fr. c.
Il est intéressant de noter en passant que les données contenues dans le dictionnaire de Mulhall permettent d'évaluer
eoaime il suit le revenu par habitant, dans les trois parties du RojFMtsxe-Uni, en 1889 :
Aag^eter^e Fr. 922
ÉcosM 767
Ensemble dn Royaume-Uni. 834
Les dépenses militaires imposées à chaque habitant sont à son revenu net dans le rapport ci-cfessQus (les diverses puissances étant encore rangées par ordre denvenu net par habitant) :
Tableau XII
Rapport des dépenses militaires au revenu net
PUISSANCE
Grande-Bretagne .
Danemark
Belgique
France
Suède
Allemagne
Pays-Bas
Norvège
Suisse
Espagne
Autriche-Hongrie
Portugal
Italie
Grèce (c)
Russie
REVENU NET par habitant {a)
Europe (moyenne).
Australie . . . . , États-Unis (rf).
Canada
Argentine. . . .
fr.
DEPENSES
HIUTAIRES
par habitant (6)
fr.
PROPORTION pour 100
fr.
(a) Calculé au tableau XI.
\b) D'après Edmond Théry (chiffres notablement trop faibles).
(c) Non compris les dépenses extraordinaires de la guerre contre la Turquie.
\d) Non compris les dépenses extraordinaires des expéditions de Cuba et des Philippines.
Si Ton rangeait les nations dans Tordre du dernier coefficient qui vient d'être déterminé, c'est-à-dire suivant le rapport de leurs dépenses militaires à leur revenu net par habitant, on aboutirait au classement suivant :
Autriche-Hongrie 2.53 p. 100
Espagae 2.68 —
Allemagne 3.10 —
Grande-Bretagne 3 . 12 —
Russie 3.25 —
Pays-Bas 3.26 —
Portugal 3.41 —
France 3.54 —
Canada 0.08 —
États-Unis ,... 0.58 —
Belgique 1 .17 —
Danemark 1.24 —
Suisse 1 .73 —
Norvège 1.75 —
Argentine 1.99 —
Suède 2.32 —
Italie 3.79 —
Grèce 7.37 —
Europe (moyenne) 2.95 —
Il est évident que ce classement ne peut donner qu'une idée très fausse de la manière dont les ressources des divers pays sont mises à contribution. La France, par exemple, occupe sur cette liste un rang inférieur à celui du Portugal; et cela est tout à fait absurde, car 3,54 p. 100 d'un revenu de 652 fr. 30 représentent un sacrifice bien moins pénible que 3,41 p. 100 d'un revenu de 284 fr. 35 (1).
On obtiendra un élément d'appréciation plus acceptable en commençant par ramener les revenus de toutes les nations à une valeur idéale commune. Par exemple, on rapportera ces revenus à celui de la nation européenne la plus riche (la
(1) On remarquera la place exceptionnelle tenue ici par le Canada. 11 ne {faudrait pas en tirer des conclusions trop absolues, et nous ne tiendrons d'ailleurs pas autrement compte de cette puissance, car il est évident que, le cas échéant, sa défense incomberait en majeure partie à la Grande-^ Bretagne.
Nous ne nous occuperons plus que des États indépendants.
Grande-Bretagne), on fera varier dans le même rapport le montant de sa dépense militaire, et c'est le résultat obtenu que Ton comparera au revenu idéal choisi pour unité. Ainsi, une nation, je suppose, a un revenu par habitant moitié moindre de celui de l'Angleterre; on admettra donc que, pour être dans une situation comparable à celle de l'Angleterre, elle ne pourrait se permettre qu'une, dépense militaire moitié moindre; et pour placer cette nation à son véritable rang sur la liste ci-dessus, on devra commencer par doubler le chiffre actuel de sa dépense militaire. Après avoir fait ce calcul, dont le principe appartient à M. Delivet, il sera intéressant d'établir la même comparaison par rapport aux États-Unis, c'està-dire à une puissance à la fois plus riche et militairement moins imposée que les nations européennes.
Voici d'abord les rapports des revenus nets des diverses nations à ceux de la Grande-Bretagne et des États-Unis :
Tableau XIII
Revenus nets, rapportés aux deux grandes nations
les plus riches.
PAYS
États-Unis
Grande-Bretagne. .
Danemark
Belgique ,
France
Suède
Allemagne
Pays-Bas
Norvège
Suisse
Espagne
Autriche-Hongrie. ,
Portugal
Italie
Grèce
Russie
Europe (moyenne)