‹ Ce que disent les aïeuxChapitre 60 sur 107 · ÉCLOSION NOUVELLE DE LA PENSEE · texte numérisé non relu

ÉCLOSION NOUVELLE DE LA PENSEE

Par ces conceptions auperbes et ces réalisations splendides, l'art traduisait la joie de vivre des populations à cette aube de la Renaissance. Mais la truelle, le ciseau, le pinceau lui-même, ne pouvaient suffire. Il fallait un moyen d'expression plus large, plus souple et plus puissant. Dans le trésor des pensées humaines, l'amas des richesses accumulées était tel qu'on ne pouvait l'empêcher de déborder.

La Renaissance et la Réforme

Tout le monde voulait savoir, tout le monde voulait apprendre, tout le monde voulait s'instruire et juger. De partout, on demandait des livres, des livres et des livres encore ; or, ils étaient si peu nombreux, si précieux, qu'on les attachait avec des chaînes dans les rares bibliothèques où on en trouvait.

Des livres, des livres, c'était le cri universel !

Jusque-là, les livres, copiés lentement, un à un, dans les cellules des couvents, étaient réservés aux rois, aux grands seigneurs, aux monastères ou aux riches prélats. Les étudiants et les curieux en étaient réduits à l'enseignement par la parole et par l'image. El l'on voulait tout savoir!

INVENTION C'est

DE L'IMPRIMERIE. alors que les gens qui faisaient le commerce des livres s'ingénièrent. Déjà les images de sainteté, les petits livrets et les alphabets, distribués dans les écoles, n'étaient plus faits à la main, isolément. On s'était mis à graver, à l'envers, sur une planche de bois, l'image qu'on voulait reproduire et même la légende qui l'accompagnait; et, à l'aide de cette planche, frottée d'encre , on tirait un certain nombre d'exemplaires qui, naturellement, venaient, non mais à l'endroit.

Si on développait ce procédé ?

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