‹ Ce que fille veut comedie en un acte et en vers (volume 2)Chapitre 10 sur 92 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

JENNY, D’ELVAL.

D’ELVAL, entrant lans voir Jenny.

Maudit homme ! à tout prix il faut qu’il se contente;

Au lieu de dix feuillets, il m'en a lu quarante !

Mais j’en suis quitte enfin... Persécuteur cruel,

Ses éternels discours, au sujet du duel,

De paix et d’union son dogme opiniâtre

Vous donneraient, je crois, le désir de vous battre !..

(Allant à la table où sont les plans.)

J’aurais à lui parler d’un objet sérieux,

Son château... Ces messieurs sont tous très-généreux... Quand il s’agit d’autrui, leur vertu se signale ;

Mais qu'on touche à leur bien, c’est une autre morale...

11 faudra cependant lui dire nos projets...

D’avance j’en frémis... je n’oserai jamais !..

(il se retourne et voit Jenny.) JENNY, jouant la lurprise.

Ah ! vous voilà. Monsieur !.. pardon... mais la surprise... Je vous croyais absent...

(il fait un mouvement pour se retirer.)

’ Restez... je suis remise...

(il s’assied tranquillement A sa table. — A part.)

Quoi !.. sans me regarder! mais moi, je l’ai mis là...

Quoi qu’il dise et qu’il fasse, il me regardera !..

(Haut.)

Je ne sais ce que j’ai... mais je me persuade Que mes traits abattus... je dois être malade.

D’ELVAL, tournant la tête.

Vous croyez?..

JENNY

Oui, Monsieur...

D'ELVAL, se levant.

Au village voisin

U faut vite envoyer chercher un médecin.

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