SCÈNE VII
JENNY
11 n’a pu me cacher...
Non qu’il riî’ait dit un mot., le respect qu’il me porto... Mais je l'ai deviné...
d'herbecourt.
La chose est un peu forte...
Et je ne reviens pas de mon étonnement...
Es-tu sûre qu'il t’aime?..
JENNY
Oh ! sérieusement !..
D’üER BECOURT.
U ne plaisante guère... il aurait dû, je pense.
De son amour d’abord me faire confidence...
JENNY
Il aura reculé devant un tel aveu...
Je crois qu’il parlerait, si tu l’aidais un peu. .
D’HERBECOÜRT, à part, réfléchissant.
Voyons donc... des talents... un fort bon caractère... Un oncle riche et vieux, dont il est légataire...
De l’avenir, du zcle... un honorable emploi...
(Haut.)
Et pourquoi craindrait-il de s’adresser à moi?
Ai-je l’air, par hasard, d’un père inexorable?
Je suis prêt à l’entendre... 11 te plaît donc?..
JENNY, mystérieusement.
Oui!..
d’herbecoürt, à part.
Diable!..
(Haut.)
Je veux le voir. . Monsieur peut-être parlera!..
JENNY, d’uu ton caressant.
Si tu l’aides un peu...
d’hERBECOURT, 1a baisant au front.
Friponne, on l’aidera...
Mais j’entends ta cousine... ensemble je vous laisse...
Et tout en m’occupant do ce qui t’intéresse...
J’ai quclqu’autre projet... tu verras...
Tu verras !..
Lequel donc?
d’herbecoürt.
(fausse sortie. — Revenant d’un ton mystérieux.)
Au château j'ajoute un pavillon!..
Notre voisin Courcelle enragera, j’espère !
D’Elval m’a de ses plans confié le mystère ;
On passe sur Courcelle!.. on lui rogne son bois; Et moi je m’agrandis., deux bonheurs à la fois!.. Adieu, petite!., adieu!
(il sort.)