SCÈNE VII
D’HERBECOURT, sa brochure à la main, JENNY.
D’HERBECOURT, frappant aur la brochure.
A cela qu’on réponde !..
(il la met dans sa poche.)
JENNY
Dis-moi...
J’aurais à te parler...
d’h erbecourt.
, Très-bien... je suis à toi..
(Marchant.)
Mes journaux en retard ! cette poste maudite t Encore une réforme à provoquer bien vite !..
(a Jenny.)
Voyons... que me veux-tu?..
JENNY, s’asseyant.
Mais... te gronder d’abord...
D’HERBECOURT.
Bah !.. sans le soupçonner, j’ai donc quelque grand tort?
• JENNY
Je te reconnais là... Ce n’est rien, j’imagine,
Que ton indifférence au sort de ma cousine?..
Quels apprêts pour demain as-tu faits aujourd’hui?..
C’est pourtant sôricux un mariage!.. Oh! oui!..
d’behbecoukt.
Elle va me l'apprendre!.. Hier, dînant en ville,
Comme on s'entretenait de ce point difficile,
Il me vint dans lcsprit un hymen important...
JENNY, »i»eiuent. •“ Elle se lève.
Lequel?.. Oh! parle donc!..
(A part.)
Le mien, certainement!..
D ' Il F B B ECO U RT, d'un ton de confidence, lui preuant la main*
Je trouvai tout à coup, en me levant de lahle,
Pour la fille du maire un parti très-sortahlc !..
JENNY, fâchée, retirant ta main.
Vraiment!., moi, je n’ai rien à redire à cela!..
Tu peux la marier autant qu’il te plaira;
J’y souscris... mais conviens qu’en toutes circonstances. C’est par moi, cependant, qu’il faut que tu commences!.. d’herbecourt.
Égoïsme de femme... Encor, je concevrais...
Si l’on s'était épris de tes jeunes attraits...
Mais je ne sache pas (pour moi, je le regrette)
Que jusqu'ici personne ait brigué ta conquête!..
• JENNY
Voilà... tu ne sais |>as... tu ne sais jamais rien...
d’herbecourt.
Bah!., quelqu’un t'aimerait?
JENNY
Oh I moi, je le sais bien !..
d’uerbecourt.
A mon insn qui donc aurait pu se permettre ?..
J’ai beau chercher...
(RîibI.)
Ah ! ah ! monsieur d'EIval, peut-être ?
JENNY, baissant le* yeux.
Mais... je crois...
Quoi! vraiment!..
JENNY
Ne va pas te fâcher !..
d’herbecourt.
Non, non... Est-ce lui?., parle.