SCÈNE VIII
JENNY, saluant i son tour.
Madame, à l’avouer je ne vois aucun mal :
Jenny bientôt se change en madame d’Elval.
A GLA É.
Lui, dont naguère encor lu te plaignais?..
JENNY
Lui-même !
Excellent !..
AGLAÉ
JENNY
Désormais je serai son problème...
AGLAÉ
Il a fait sa demande ?
JENN Y.
Oh ! pas encor!..
AGLAÉ
Il a dit qu'il t’aimait?..
Du moins,
JENNY
* Non.
AGLAÉ
Alors, par ses soins.
Par son empressement...
JENNY
Non, non, non!
AGLAÉ
Elle est folle !..
Il sera mon mari, j’en donne ma parole!..
AGLAÉ
Pourtant, sur quelque chose on fonde son espoir.
JENNY
Fi ! l’incrédule esprit !
AGLAÉ
Pour croire, je veux voir!
JENNY
Soit; je te prends au mot. Dans un moment, j’espère (a part.)
Quelle idée !..
AGLAÉ, regardant.
Au jardin il est avec ton père...
Mais ils viennent, je crois...
JENNY
A merveille, vraiment!
Moi, je vais m’éloigner, rien que pour un instant...
Et, comme avec d'Elval je veux un tète-à-tète.
Tu fais faire à mon père une adroite retraite ..
(Montrant la porte à droite.)
Tu le conduis ici... moi, bientôt je revicn Trouver monsieur d’Elval pour ce grave entretien...
(Montrant le cabinet.)
Vous serez toujours là... Quand de votre présence L'instant sera venu pour ma haute prudence,
(Écoute bien, de grâce) en frappant dans ma main,
Je donne le s gnal... vous paraissez soudain...
AG LAÉ.
Et puis?..
JENNY
Je ne saurais t’en dire davantage...
Ils approchent... adieu!..
(Elle lort en courant.)
AG LA É, riant et la mirant des jcui.
Cousine, bon courage!..
(Seule.)
C’est presque un guet-apens... Monsieur l’ingénieur,
A votre aide appelez l’algcbre... et la vapeur!..