‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 77 sur 265 · LIBER PRIMUS · texte numérisé non relu

LIBER PRIMUS

Præfalio.

Cum divina mens tua et numen, imperator Cæsar, imperio potiretur orbis terrarum , invictaque virtute cunclis hostibus stratis, triumpho victoriaque tua cives gloriarentur, et géntes omnes subactæ tuum spectarent nutum, populusque romanus et senatus, liberatus timore, am-

marquer l'endroit de leurs ouvrages d’où sont : ser les observations qui se peuvent faire sur les

monuments d'architecture ancienne qui se trouvent épars dans tous les pays étrangers, pour traiter à fond toutes les questions de physique , d'histoire et de mathématiques qui se rencontrent dans ce livre, pour décrire exactement toutes les machines tant anciennes que modernes, et enfin pour rencontrer une personne qui eût assez de génie, d’érudition et de patience pour venir à bout d’un ouvrage si difficile, Mais il faut ajouter à cela que la hardiesse que j'ai eue de l'entreprendre m’a été principalement inspirée par le désir de satisfaire au commandement qui m'en aété fait; et, pour avoir la gloire d’être obéissant (car il y en a à l'être dans les choses difficiles), j'ai bien voulu me mettre au hasard de faire connaître ma faiblesse, s’il est vrai néanmoins que l’on en puisse juger par le peu de succès d’un travail où personne n’a encore réussi.

tions. Toutefois, lorsque je fais réflexion sur la grande étendue de votre esprit, dont les soins ne se bornent pas à ce qui regarde les affaires les plus importantes de l’État, mais qui descend jusqu'aux moindres utilités que le publie peut recevoir de la bonne manière de bâtir; et quand je remarque que, non content de rendre la ville de Rome maîtresse de tant de provinces que vous lui soumettez, vous la rendez encore admirable par l’excellente structure deses grands bâtiments, et que vous voulez que leur magnificence égale la majesté de votre empire, je crois que je ne dois pas différer plus longtemps à vous faire voir ce que j'ai écrit sur ce sujet, espérant que cette profession, qui m'a mis autrefois en quelque considération auprès de l’empereur votre père, m'obtiendra de vous une pareille faveur. L’extrême passion que j’eus pour son service se renouvelle en moi pour.votre auguste personne, depuis que le conseil des dieux lui a donné le ciel pour demeure,

plissimis tuis cogitationibus consiliisque gubernaretur, non audebam tantis occupationibus de architectura scripta et magnis Cogilationibus explicata edere, metuens, ne non apto tempore interpellans subirem fui animi offensionem. Cum vero attenderem ,te non solum de vita communi ompium curam publicæque rei constitutione habere, sed etiam de opportunitate publicorum ædificiorum , ut civitas per te non solum provinciis esset aucta, verum etiam ut majestas imperii publicorum ædificiorum egregias haberet auctoritates, non putavi prætermittendum, quin primo quoque tempore de his rebus ea tibi ederem : ideo quod primum parenti tuo [ de eo ] fueram notus, et ejus virtutis studiosus ; cum autem concilium cœælestium in sedibus immortalium eum dedicavisset, et imperium parentis in tuam potestatem transtulisset, idem studium meum in

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et a remis en vos mains son empire. Vous avez eu en effet, à la recommandation de la princesse votre sœur , la bonté de me faire avoir les mêmes gratifications que je recevais pendant que j'ai exercé, avec M. Aurélius, P.Numisius et On. Cornélius, la commission qui m'avait été donnée pour la construction et pour l'entretien des balistes, scorpions et autres machines de guerre. Je me sens donc obligé par tant de bienfaits, qui m'ont mis hors d'état de craindre la nécessité pour le reste de mes jours, de les employer à écrire de cette science, avec d'autant plus deraison que je vois que vous vous êtes toujours plu à faire bâtir, et que vous continuez, avec dessein d'achever plusieurs édifices tant publies que particuliers, pour laisser à la postérité d’illustres monuments de vos belles actions. Ce livre contient les dessins de plusieurs édifices, et tous les préceptes nécessaires pour atteindre à la perfection de l'architecture, afin que vous puissiez juger vous-même de la beauté des édifices que vous avez faits et que vous ferez à l'avenir.

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