‹ CempiusChapitre 17 sur 66 · Rapport cité, ch. vi · texte numérisé non relu

Rapport cité, ch. vi

2. Voir ailleurs, pdssim, l'idée dominante à Cempuis sur les prétendus bienfaits de l'émulation.

3. <( Xous avons été frappés, mon collègue (M. Xapias, aujourdliui Directeur de l'assistance publique), et moi, de la bonne mine, de l'altitude naturelle et franche des élèves, de la fraîcheur de leur teint, de leiu's figures ouvertes et souriantes. Ils ont plaisir à vous regarder bien en face et sont heureux et contents quand on vient s'entretenir avec eux. Ils ne sont pas plus surpris

A Ir^ard do légalité iiitellectuelle cuire les deux sexes, dans la limite où il a été possible d'observer, c'est-à-dire entre cinq et seize ans, la conclusion concorde avec celle que l'on a faite de l'autre côté de l'Atlantique. En examinant scrupuleusement, les éducateurs de Cempuis crurent apercevoir une faible dilTérence d'un côté, puis de l'autre. En somme oscillation légère et fmalemcnt. en toutes choses, balance'.

Mais, répétons-le, il faut envisager la coéducation des sexes dans l'ensemble; il faut placer ce puissant facteur moral qui lit l'originalité de Cem])uis dans le programme tout entier, dans l'organisation tout entière de cet établissement d'enseignement intégral.

M. Paul Robin et ses collaborateurs s'évertuaient à assurer chez tous les enfants r("quilibre musculaire et cérébral, par l'alternance fréquente et raisonnée des exercices du corps, des jeux, des travaux d'atelier, d'agriculture et de jardinage, des études classiques rendues attrayantes, des récréations artistiques, etc. La chasteté des sens et de l'esprit qu'ils obtenaient n'était pas due à la coéducation des sexes seulement ; elle se rattachait à tout un ensemble de saines habitudes,

de se trouver ensemble, garçons et filles, que ne le sont nos enfants et les enfants de nos amis, ou des frères et sœurs jouant entre eux. :> (Rapjiort au mmisive de M. .Iost, décembre 1892.)

« J'ai vu surtout, et c'est sur ce point qu'ont porté mes observations les plus attentives, — je dirai même les plus anxieuses, — des enfants des deux sexes vivanten commun et paraissant dénués de toute curiosité malsaine, de toute attirance inquiétante, paraissant s'ignorer eux-mêmes et ignorer leurs camarades de l'autre sexe. Je n'ai aperçu ni deviné aucune gaminerie... J'affirme que rien dans la tenue des enfants, dans leurs gestes, dans leurs regards, dans leurs sourires ne permet de soupçonner. » (M'"" Pauline Kergomard, novembre 1892, Rapport im ministre.)

I. L'Education intcf/rale, n° 6, novembre-décenibi'e 1892; — n" I, janvier-février 1893; — n° 2, I''' mars 189"), Cli. Delon.

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