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INTRODUCTION

En avril 1875, un riche philanthrope, J.-G. Prévost ^, commerçant retiré des allaires, mourait et léguait au département de la Seine toute sa fortune, dont la majeure partie se trouvait représentée à Cempuis-, dans TOise, par les bâtiments d'une maison de

1. Joseph-(Jabriel Piévost naquit à Cempuis, le 22 août 1793. Très jeune il quitta son village et vint à Paris installer une maison de commerce qui prospéra rapidement. Brisé dans ses afîections par la mort, en quelques années, de sa femme et de ses cinq enfants, il chercha dans la philanthropie un réconfort contre le chagrin.

En 183'2, il partit en Amérique pour rétablir ses affaires un instant obérées par une généreuse tentative de socialisme saintsimonien qui avait échoué. C'est en 1858 que, retiré à Cempuis, il y lit construire, pour les vieillards, une " Maison de retraite », dans laquelle il admit quelques orphelins, à partir de 186o.

Cet homme de bien a laissé une quantité de notes qui montrent chez lui plus de bienveillance et de bonté que de culture scientiflque et littéraire. Il ne paraît pas, dans ces écrits, que Prévost ait eu des idées nettes sur l'éducation à donner aux enfants qu'il recueillait. Durant l'existence de Prévost, Cempuis fut un établissement de bienfaisance, rien de plus.

Voulant assurer l'avenir de son oeuvre, Prévost s'adressa successivement aux catholiques, aux spirites et aux protestants. Ce n'est qu'après de longues hésitations qu'il légua sa fortune au déparlement de la Seine.

2. Cempuis est un petit village situé sur les confins de la Picardie, dans l'angle formé par les limites des déparlements de la Somme et de la Seine-Inférieure. Sa population est denviron deux cents habitants. La station de chemin de fer la plus proche est celle de Grandvilliers, chef-lieu de canton à 112 kilomètres de Paris, sur la ligne de Tréport-Mers.

Cempuis manque absolument de cours d'eau. Cela provient de

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