ACTE I ^ n
(kmcl c’est que Je commence a en avoir assea d’ètre seul; rt aprfes tout, on n’est pas si déchiré, je pense, qu’on ne puisse, un de ces matins, trouver chaussure à son pied. H y aura ben, quelque jour, un petit Antoine ou deux ; eh bien î moi aussi, c’est pour mes enfants que... Ainsi plaidons. '
Non, encore une fois, ne plaidons pas, ne fût-ce que par respect pour la mémoire de celle qui vous appelait son fils... de la, soeur de votre père.
ANTOIN E, l’urrèian».
Ta, ta, la. Pardon, ma tante! mais si nous faisons des phrases, je serai battu, c'est clair. Je ne vons suivrai donc pas sur ce terrain-Ià. Moi, je ne connais que le Code, et puisque encore une fois ma cause est bonne.
MADAME FONTENAY
Au point de vue de droit, peut-être, mais non au point de vue de la conscience.
ANTOINE
Si votre avocat n’a que ça à dire ?...
MADAME FONTENAY
yous réfléchires, monsieur Antoine, (iis m lèvent.)
ANTOINE. X
C'est tout réfléchi... Ah bien, ma tante, comme vous y allexl... vous demandez un million, vous, comme on demande une feuillette d'Auxerce. Tournez le robinet, tirez à même. Ah ! mais, ça ne se fait pas comme ça, et le paAvre argent est trop dur à gagner.
MADAME FON TENAY. j
Antoine... si vous descendiez en vous-même...
ANTOINE
Eh bien? quand j’y descendrais? .
MADAME FONTENAY
Vous seriez bien forcé de reconnaître que vous faites une^ vilaine action. «
Comment ça?
" MADAME FONTENAY
Voyons? Antoine... vous savez bien que vous avez proûlé de la brouille du frère ql de la soeur pour vous faire avan-r tager par votre tante. v^.,.
ANTOINE
Tous les neveux auraient fait ce que j’ai fait.
MADAM E FONTENAX. '
Peut-être, car, entre nous, pour en aiTiver a votre but, vous avez abusé, je le sais, de la faiblesse d’esprit de mademoiselle Fontenay... cela pourrait être prouvé.
ANTOINE. j-t
Qu’on le prouve. . , , ,
Madame fontenaï.
Et enfin il est bien certain que la volonté de la testatrice était, dans les derniers temps, de donner une^ part égale, à mes filles et à vous. . x .
ANTOINE
Je ne suis pas forcé de savoir ça...
MADAME FONTENAY
Vous savez bien, du moins, que mademoiselle Fontenay, que votre tante, annonçait, quelques jours avant ‘sa mort, devant dix témoins, la ferme résolution où ellp était de refaire sou testament dans ce sens. , . •