‹ Cendrillon comedie en cinq actesChapitre 56 sur 95 · ACTE lll · texte numérisé non relu

ACTE lll

l'heure que depuis quelques jours vous étiez plus gaie et

plus heureuse qu’aupiravapt... est^ce vrai? • , . ,

MARIE

le ne sais ce qu’a voulu dire Marianne.

GEORGE) iTtc lendretie. ^ ^

Ab ! MariO) est-ce que vous ne vous Sez pas à inoit t^l-ce que vous ne me trouvez pas digne d'être le eoniident de vos petits secrets, de vos gros chagrins?

MARIE, un pru ëinue.

Mais je n'en ai pas, monsieur Georçe. .

GEORGE; 1

Du moins,' vous ne voulez pas me les dim. (i>fe»*jni.)

Voyons? Marie, ma chère petite sœur, si vous ne voulez pas me mettre de moitié dans vos chagrins d’autrefois, mettez-raoi du moins de moitié dans votre contentement d’aujourd’hui.

MARIE. '

Monsieur George

GEORGE

Vous refusez de me dire ce qui vous rend heiueuse?.. .

Eh bien, je vais vous le dire, car je l'ai deviné, depuis huit jours... depuis l'histoire... de vos petites fleurs sauvages ' !

que vous avez recueillies si religieusement quand elles ont été fanées, recueillies comme un souvenir; vous êtes heureuse parce que, pendant toute cette bonne soirée de fête, vous avez été constamment auprès de votre mère, comme Blanche, parce que vous avez été fêtée, caressée comme' j.

elle... parce que votre mère a constamment laissé sa main dans la vôtre, et que, plusieurs fois, quand elle vous regardait, vous avez vu luire dans ses yeux les mêmes éclairs de , " tendresse qui y brillent toujours quand elle regarde Blanche... Est-ce vrai? Voyons, c’est vrai, n'est-ce pas?...

marie qai a recnetlli avldanieat cliatno de ces aoBvenira évoqndi par George, s’alwBdonBaot to«t i fait.

Eh bien! oui, et ce n’est pas tout... notre mère est restée avec nous dans le parc, jusqu'à minuit... et à ce moment même, comme Blanche dansait, sous les grands chênes, avec

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CliNüKlLLON

les payons, je suis restée toute seule avec notre mère... nous marchions dans une allée bien sombre, bien solitaire. (Avec une joie ardcoie.) SoD bias enloui’ait luon COU, ses lèvres effleuraient mon front, et elle me disait : Ma fille ! avec une voix si douce, que je croyais que j’allais mourir... (E»>uyant

une larme lie Geor(?o el f«nri,int à demi.) Ail! VOUS l’aVCZ VOUlU, C’CSt

votre faute. ‘

r. EORGE, aveé Icndrejje. .

■ Parlez!... Parlez!...

MARIE

J'avais déjà dans ma vie un souvenir comme cekii-là... mais moins doux!... cependant... J’étais malade... Plusieurs fois, la nuit, je vis comme une ombre qui se penchait vers moi... Je sentis im baiser qui courait sur mes lèvres, une larme qui glissait sur ma joue. (Avec ivresse !.) Oli ! dans ces nioments-là, je ne souffrais plus, plus du tout, (avcç uweasc.) Quand je fus guérie, l’ombre s’en alla, et elle n’était jamais revenue; (avec joie) mais l’autre scêr, oh! c’était bien elle, je l’ai retrouvée. (Avec prière.) Pourvu, mon Dieu..', que ce ne soit pas pour la repeixii e encore !

GEORGE. ’ ‘ ■

Est-ce que. . depuis?.., . - • •

MARTE^ ioiiriaot avec trUlcue*

Ah dame ! depuis, on n’a pas dansé sous les grands chênes.

GEORGE

Je comprends. ■ . ,

’ MARIE

Oh! tenez, je suis folle!... .le n’aurais pas dû... mais je ’n'aî pas eu h force de... Oh ! mais ne répétez jamais ce que je vous ai dit là... jamais, n’cst-cc pas?

GEO RGE , lirnrcDï, . > v ' ■».

Non, non, jamais. Vos secrets resteront là, chère Marié, ensevelis dans le cœur de voti-e frère, je vous le jure.

* George, Marie, t •

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