ACTE IV
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«AD AKE .FOMTENAT.
Ail! (lui lendaoi U maiD,) Tant mieux!...
GEORGE
Que signiSe?... Expliquez-vous, madame...
MADAME FONTENAY, wurianl. ' , . ,
Non, ce n’est pas la peine. , . .
GEORGE. N '
Au contraire, parler je vous en prie... ■
MADAME FONtSHAY.
Eh bien, pardonnez-moi^ monsieur George, maU il m’avait semblé qu’un changement s’était opéré en vous, depuis huit jours, vis-à-vis de ma fille, de Blanche, et je vous avouerai que... j’avais cru...
Achevez.
MADAME FONTENAY
Je ne vous accusais pas, précisément, mais je pensais que, prévoyant les obstacles que vous rencontreriez peut-être dans votre famille, à propos de ma nouvelle position, vous désiriez vous délier peu à peu de vos engagements... Enfin, pardon encore une fois, monsieur George, mais si tout à l'heure je vous ai offert de vous rendre votre parole, c’est que je croyais que vous n’üsiez pas me la redemander.
GEORGE
Oh! madame, vous me méconnaissiez!
MADAME FONTENAY
Je le crois.
GEORGE
J’ignorais tout! je vous le jure... et cussé-je connu toute la vérité, que ce n’eût pas encore été une raison pour... Jamais! non, jamais une misérable question d’intérêt n’aurait pu me faire trahir mes sentiments; et si, à cette heure.'., mon amour pouvait... chanceler...
MADAME FONTENAY
Comment?
GEORGE, periljnl peu A pea II '
Non... je veux dire... si... je venais... à renoncer pour un
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autre bonheur... au bonheur qui na'était... promis... ce serait du moins par...
MADAME FONTENAY
Si vous veniez à renoncer!... (a part.) Ah! mon Dieu! est-ce que Blanche avait raison?... (Haut.) Pardon, monsieur George, je ne vous comprends pas ; il y a dans vos discours et jusque dans le son de votre voix quelque chose que je ne puis m’expliquer... Vous ne me répondez pas?... vous ne me dites pas... enfin, vous ne me dites pas ce que je voudrais vous entendre dire.
, , CEOHOB. ; ■ ' .
.Madame, je... (a pan.) Je ne peux, pourtant pas lui dire...
MADAME FONTENAY. ' "
Voyons, monsieur, vous renoncez à m’appeler votre fnèrè ?
GEORGE, Tlvement.
Oh ! non, madame !
MADAME FONTENAY
Vos sentiments sont-ils encore les mômes à l’ég.ird 4e... (Nr pou.ani pitu te contenir.) Oli ! mais, nionsieui', dîtes-uioi donc enfin si vous aimez toujours Blanche?
GEORGE, la tète perdue. ' ■ • ■ >'
Si... je l'aime toujours?...
MADAME FONTENAY
Oh ! répondez, monsieur, je vous l’ordonne ! car il y va du bonheur de ma fille !
Eh bien, madame... (Apereevant Claude.) Quelqu’un !.. (a part.)
, Ah ! ma foi !... j’aime mieux cela !
CLAUDE* (il est bnbilté pour le bQl.)
Madame, vos ordres ont été exécutés... la voiture sera pi-çte pour dix heures et demie.
MADAME FONTENAY. • » ‘ '
Merci, monsieur Claude... (bj s & Geotg».) Monsieur, je vous fais grâce pour l’instant d’un aveu qui devrait vous coûter moins... Cependant, après tout ce que je vous ai dit, demain l’attendrai votre réponse. , . ,