ACTE TROISIÈME
Quand, tremblante, je me sauvais Dans mes habits de pauvresse.
A l'heure dite je fuyais Parmi les noires avenues.
Et je voyais Se dresser de grandes statues...
Ah 1 quel effroi !
Blanches sous les rayons de luneî...
Leurs yeux sans regard se fixaient sur moi, Elles me montraient du doigt Se riant de mon infortune.
Dans les profondeurs du jardin Je m'égarais... tout était sombre...
je courais toujours, puis m'arrêtais soudain. J'avais peur de mon ombre !
Interrogeant les horizons.
Craignant partout des trahisons Je glisse le long des maisons.
N'osant pas traverser la place...
Un grand bruit éclate et me glace
De sinistres frissons...
C'était le carillon du beffroi dans l'espace!...
Réconfortant mon cœur Il me disait dans son langage :
Je veille, calme ta frayeur, Reprends courage!
Avec un découragement subit, regardant autour d'elle.
Mais c'en est fait, hélas! du bal et des splendeurs!... Et je n'entendrai plus les paroles si tendres
Qui me berçaient d'espoirs menteurs...
Machinalement, elle se rapproche de la cheminée et montrant le foyer éteint*
Mon bonheur s'est éteint... il n'en reste que cendres!...
VILLE DE BRUXELLES - STAD BRUSSEL Archives - Archief
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Résigne-toi, petit grillon Car ce n'est pas pour toi que brille Le superbe .et joyeux rayon...
Rcsignc-toi, Gendrille...
Comme sortant d'un rêve, subitement et avec frayeur.
Ah! j'entends revenir mes parents et mes sœurs!... A tous il faut cacher mes pleurs...
Elle se sauve dans sa chambre.