SCÈNE IV CENDRILLON, seule
Avec résolution.
• Seule, je partirai, mon père.
Le poids de mon chagrin serait trop lourd pour toi. Je ne veux pas te voir souffrir de ma misère !...
Puis, sous le coup d'une idée fixe.
Non... je ne peux plus vivre... Il a douté de moi,
Lui !... mon doux maître et mon seul roi !..•
Lui que j'adore !... Il me renie et me repousse !,.. Pourtant, sa voix était bien douce.
Pourtant, ses yeux étaient bien doux î
9 mes rêves d'amour, hélas ! envolez-vous !
. Enveloppant la chambre d'un long regard,
Adieu, mes souvenirs de joie... et de souffrance, Qui, malgré tout, me parliez d'espérance !... Témoins et compagnons de mon si court destin !..,
Partez, mes tourterelles,
Pour qui chaque matjn.
J'allais, par les venelles,
Cueillir le vert plantin...
Je uu vous verrai plus, fleurs d'aube piin lanière...
Allant à la cheminée.
Ni toi, ma place familière...
Détachant la petite branche pendue à la cheminée. ^
Que je t'embrasse encor, tout séché, tout jauiii^K Relique d'un beau jour, humble rameau béni, i^^
Avec un sentiment très profond.
Comme on aime ce que Ion qiiilh' :...
Adieu, le K'and Jauleuj.
Où, quand j*!
Avant de m'être vue, en ma robe de deuil, Je courais me blottir, bien vite,
Frileusement, Sur les genoux de ma maman Au sourire indulgent, plein de mélancolie... De maman...
Avec des larmes.
De maman, si bonne et si jolie !...
Qui fredonnait en me berçant : « C'est Y Angélus, v
» Dors, mon petit ange, Ç, .
» Dors, comme Jésus j ^
» Dormait dans la grange. »
anuit, qui venait de commencer un peu, s'assombrit plus rapidement ; le tonnerre gronde, l'éclair brille.
Avec un subit désespoir.
Ah ! puisque tout bonheur me fuit, Montant par les roches sacrées, Sans crainte, j'irai dans la nuit, Malgré les revenants et le follet qui luit...
Avec décision.
J'irai mourir sous le chêne des Fées !...
Elle s'enfuit rapidement dans la nuit qui est devenue conifjleie.