‹ Cendrillon, conte de fées en quarte actes et six tableauxChapitre 4 sur 52 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

PANDOLFE

Du côté de la barbe est la toute-puissance... Oui, je devrais le faire voir Et savoir Obtenir de ma femme un peu d'obéissance. Hélas ! vouloir n'est pas pouvoir î <.

Pourquoi, grands dieux, veuf et tranquille, Vivant chez moi, loin de la ville.

Exempt de soucis et d'émois Près de ma fillette adorable Ai-je quitté ma ferme et nos grands bois !

Pourquoi ? Pour m'en aller tenter le diable. En étant le mari Re-mari, très marri D'une comtesse fière et d'humeur redoutable Qui m'apportait en dot, non ! c'est épouvantable, / Deux belles filles, deux ! mon sort est lamentable ! A les chérir, je suis condamné par la loi ! Ombre de Philémon, plaignez-moi ! plaignez-moi ! Mon sort est vraiment effroyable !

Encore, si j'étais seul à gémir, mais non. Pour toi, c'est l'abandon, 0 ma fillette !

Ah 1 que je souffre en te voyant, Lucette, Sans affiquets, ni collerette,.

Te cacher pour venir me donner un baiser.

Sans un regard pour m'accuscr

Quand au logis, seuletle, Je le laisse pendant le bal !

Que veux-tu ! Je sens que c'est mal I Mais si ma femme gronde et rage Je tremble et je ne peux résister à Forage !

Ayec agitation et nervosité.

Ah î par ma foi, Ce sera pénible, peut-être.

Mais il faudra qu'un jour, chez moi,

Avec autorité.

Je finisse par être maître !

Les domestiques entrent, précédant madame de la Haïti ère et ses deux filles. PANDOLFE, changeant de ton et s'enfuyant.

Ma femme ! hélas ! Partons ! Vouloir n'est pas pouvoir !

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