SCÈNE PREMIÈRE
P ANDOLFE, offectueusement attentif et presque à voix basse pendant que CENDRILLON sommeille.
PANDOLFE
0 pauvre enfant! depuis que Ton t'a ramenée Des bords du ruisselet où nous t'avons trouvée Gisant près des roseaux, glacée, inanimée... Voilà des jours... des mois... quel souvenir affreux,
Quelle angoisse cruelle !
En te prenant, la mort nous aurait pris tous deux.,. Mais la mort n'osa pas en te voyant si belle...
CENDRILLON, s'éveillant, à son père.
Je m'étais rendormie... Et toi, tu restais là... Me soignant sans repos...
PANDOLFE
Ah l mon enfant chérie,
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Ne me plains pas. Je suis bien heureux; te voilà Vaillante, maintenant, et tout à fait guérie.
Mouvement de Cendrillon.
Reste calme... il te faut encore ménager.
CENDRILLON, l'interrogeaiit doucement, mais gentiment et résolument.
Dis-moi la vérité!
PANDOLFE, embarrassé.
Pourquoi m'interroger?
CENDRILLON, sérieuse. ^
J'étais donc insensée.^.
PANDOLFE, gêné.
A quoi vas-tu songer?
Alors, père, c'était comme si ma pensée M'avait tout à coup délaissée...
PANDOLFE
Tu riais, tu pleurais
Sans motif et sans trêve...
Tu vivais comme dans un rêve...
Comme au hasard tu murmurais Des mots confus...
Quoi donc?
PANDOLFE
Pauvre enfant, tu souffrais!..,
Et je parlais?...