III. — Conclusion sur l'afTaire de Madagascar
Lorsque .M. Le Myre de Vilers quitta déliuitivement Madagascar, au mois de juin 1889, il ne prévoyait guère qu'il y reviendrait, cinq ans après, porteur d'un ultimatum qui devait déchaîner la guerre, et provoquer à brève échéance la ruine du protectorat organisé par ses soins, l'annexion de l'ile par la France et la déposition de la reine Ranavalo. Il pouvait, en eiïet, légitimement espérer que ses hmgs et patients elïorts porteraient leurs fruits, qu'il avait réussi à suppléer à l'insuffisance du traité de 1885, et que le gouvernement de Tananarive était désormais dompté. Ses relations personnelles avec le premier ministre étaient devenues presque cordiales. La Reine,