En ce sens les arrêls du Conseil de 1G86-I719-1720-I72ri
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pas plus tardd'oxciter la vorve des historiens anglais ', les vaisseaux de la Coni|)agni(^ des Indes ses ciiargèrent d'interrompre la prescription. Us relâchaient périodiquement sur les côtes imilgaclies, entretenaient un commerce asscz actir avec les indigènes, et furent, durant près d'un siècle, les gardiens elFectifs des traditions françaises à .Madagascar.
L'année IT.'îO rouvi'it l'ère des tentatives de colonisation. La Compagnie des Indes, voyant son commerce prospérer avec la grande île, voulut s'y ménager une station navale. Grâce aux bons ofilces du caporal français Le Bigorne, im curieux type d'aventurier qui, après une existence des plus mouvementées, était devenu le légitime époux de la i-eine Heti et le chef suprême de tontes les peuplades de la côte orientale, la Compagnie put installer un comptoir sur la terre ferme, et acquérir, en toute propriété, l'île Sainte-^Iarie, où elle trouva pour ses vaisseaux un excellent havre naturel. Quelques années plus tard, le comte de Mandave cmtreprit de relever de ses ruines notre ancien établissement de Fort-Dauphin. Il n'y réussit guère, jias plus ipie le Hongrois Benyowski, qui avait créé le poste de Louisbourg, dans la baie d'Antongil, mais ces tentatives eurent du moins ce l'ésultat de rappeler l'attention sur Madagascar, elles firent connaître le pays et y attirèrent un ])etit courant d'émigration. Des colons venus des îles ilascai'eignes s'établirent sur diffm-ents points de la côte orientale, et y pros])èrent si bien que, en 1795, Lescalliei', commissaire de la Convention dans les îles de l'océan Indien, et plus tard Borv Saint-Vincent envoyé parle premier consul, osèrent déclarer que, le jour où il plairait à la mère-patrie, Madagascar serait ])oiir elle une compensation fructueuse poiH- la oerte de Saint- Domingue.