MADRID
pensionnat et un demi-pensionnat pour les jeunes filles des hautes classes de la société. L'autre, plus récent, portait le titre de Collège royal de Lorette : le roi y entretenait trente orphelines, mais l'on pouvait en recevoir encore.
A Hortaleza, près Madrid, dans une délicieuse solitude, aux jardins vastes, ombragés et bien entretenus, s'élevait le noviciat général pour l'Espagne. Les postulantes accourant de plus en plus nombreuses, on se voyait dans l'heureuse nécessité d'élargir notablement la maison où elles de\'aient se former à la perfection de la vie religieuse.
Les Sœurs de la branche de l'Immaculée Conception avaient un collège à Getafe, ville située à quatorze kilomètres au sud de Madrid, ?t un autre à Tolède, où elles dirigeaient aussi le grand établissement des Dr{)helines de l'Infanterie.
Enfin, les Sœurs de la branche de Saint- Joseph avaient un orpheinat considérable, à Pinto, que domine le vieux château des ducs d'Aréisdo, à une vingtaine de kilomètres au sud de Madrid. Elles étaient à la :ête également d'un établissement semblable à celui de Tolède pour les Drphelines de la guerre, à Guadalajara, chef-lieu de la province de ce nom, ians un joli site, à cinquante kilomètres au nord-est de Madrid.
Appel des Oblats.
Depuis longtemps, les Sœurs de la Sainte-Famille désiraient que la direction spirituelle de ces œuvres nombreuses et si importantes fût confiée aux Oblats. Elles y voyaient un précieux avantage. Le cardinal Moreno, archevêque de Tolède, dans le diocèse duquel ces maisons se trouvaient, car Madrid ne fut érigé en évêché que le l^'* juin 1885, était de cet avis, et l'avait fait savoir au T. R. P. Général, à diverses reprises.
Ce j^rojet longuement mûri, se réalisa au mois de novembre 1882. Le T. R. P. Fabre profita d'un de ses voyages en Espagne pour terminer définitivement cette affaire. Il régla tout avec cette clairvoyance, qui caractérisait ses décisions. En même temps, il ouvrait un vaste champ au zèle de nos Pères, et comblait les vœux des Sœurs de la Sainte-Famille, en assurant aux principales d'entre elles une direction uniforme, qui s'ins])irerait toujours de ses sages conseils.
La résidence des Oblats à Madrid fut d'abord Calle de Zurbano, 13, dans un quartier neuf, tout |)rès des magnifiques promenades de la
Castellana et du Prado. Leur maison que les Sœurs avaient aménagée, avant leur arrivée, de la façon la plus intelligente et la plus cordiale, possédait une chapelle intérieure, petite, mais gracieuse, une bibliothèque, des chambres et des salles en nombre suffisant pour une demeure provisoire.
Quelques années plus tard, la communauté ayant augmenté, on laissa ce premier logement pour s'installer plus largement, non loin de là.
Madrid.
Résidence des Pères. — Façade sur le jardin.