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Il était, d'ailleurs, secondé par le P.Soullier qui, comme Pro-Directeur, résidait à Bordeaux, avec plusieurs autres Pères chargés du service spirituel des nombreux établissements de la Sainte-Famille dans cette ville. C'était là comme une sorte de mission permanente, auprès de phalanges d'âmes d'élite, et chaque jour ramenait de longues heures de travail, consacrées à la prédication, ou à l'administration du sacrement de Pénitence.
Bordeaux. — Résidence des Pères.
Façade sur le jardin.
En 1868, par les soins du P. Fabre, furent réunies à la Sainte-Famille les Sœurs Oblates de Marie-Immaculée, dont nous avons raconté la fondation à Notre-Dame de l'Osier. Quelques-unes ensuite, à la demande des Pères, étaient allées en Angleterre pour y diriger des écoles, à. Penzance d'abord, puis à Leeds, où elles possédaient un pensionnat très florissant.
Puisque cette Congrégation dépendait également du Supérieur général des Oblats, et qu'elle s'adonnait à la même œuvre que l'une des Branches de la Sainte-Famille, n'était -il pas utile qu'elle se fusionnât avec elle ? L'une et l'autre, en s'aidant réciproquement, constitueraient un instrument plus puissant pour le bien.
Les Sœurs de Leeds opposèrent, d'abord, quelques difficultés à ce
rapprochement désirable ; mais, peu à peu. cédant aux conseils du P. Pinet, leur directeur, elles Unirent par consentir. L'union s'opéra, dans le courant de Tannée 1868, ainsi (pic celle des Saurs Oblates de Notre-Dame de l'Osier. Dès lors, ces deux familles religieuses n'en formèrent plus qu'une. Elles se dévouèrent, en commun, aux menus travaux avec la même générosité.
Au moment de son affiliation, la Sainte-Famille, déjà répandue en France et en Espagne, n'avait pas encore prolongé le champ de son apostolat en dehors de l'Europe, quoique son vénéré Fondateur eût manifesté, plusieurs fois, le désir de voir ses filles se dévouer aussi aux missions lointaines.
Ce vœu se réalisa par le concours des Oblats.
Quand, après le Chapitre général de 1861, Mgr Séméria reprit le chemin de Ceylan, il amenait avec lui six Sœurs de la Sainte-Famille. Leur arrivée à Jaffna, le 2 novembre 1862, fut un événement. Les habitants ne se lassaient pas de contempler les religieuses, car elles étaient les premières qui eussent apparu dans ces contrées.
Pour les jeunes filles européennes, ou indigènes des classes élevées, elles ouvrirent un externat et un pensionnat, où l'on apprenait l'anglais, les mathématiques, le tricot, la broderie et les arts d'agrément. Le succès fut considérable, et les protestants eux-mêmes ne leur ménagèrent pas les éloges.
A côté de cet établissement, grandit un orphelinat. Les Sœurs s'occupèrent aussi à instruire de notre sainte religion les femmes catéchumènes. et les jeunes lilles païennes (pie l'on recueillait, dans l'espoir d'en l'aire de bonnes et solides chrétiennes. En outre, elles initiaient aux principes de la vie religieuse les jeunes personnes, européennes ou indigènes, désireuses de se consacrer à Dieu.
Le soin des malades n'étail pas exclu. et l'on pensait pouvoir, bientôt, construire un hôpital.
Sur les instances de Mgr Allaid. \ ieaire apostolique de Natal. si\
autres Sœurs partirent, le 18 février 1864, pour l'Afrique australe, et, apns avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, arrivèrent à Durban,
le •'? niai. D'autres les suivirent, et peu à peu leurs établissements se mult iplièrenl .
i œuvres lointaines, toutes de sacrifices <t d'immolations, attirèrenl d'abondantes bénédictions de Dieu sur la Sainte-Famille. Des
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postulantes accouraient de toutes parts, et les noviciats se peuplaient de plus en plus. En peu d'années, furent fondées une vingtaine de maisons nouvelles.
En France, les Oblats, par les nombreuses missions qu'ils prêchaient constamment, procuraient à la Sainte-Famille beaucoup de sujets, en lui
Royaumont.
Aumônerie Saint-Charles, entièrement séparée de l'Abbaye, et résidenee
des Pères chargés de la direction spirituelle de la Communauté.
envoyant les jeunes filles chez lesquelles ils discernaient les marques de vocation.
Tandis qu'à l'époque de son affiliation, la Sainte-Famille comptait environ deux mille religieuses, elle en avait, à la mort du P. Fabre. trois mille cinq cents, réparties en soixante-huit diocèses. Du haut du ciel, M. Noailles pouvait se féliciter d'avoir eu un successeur aussi habile et aussi zélé pour les intérêts de son Association.