‹ Cent ans d'apostolat dans les deux hémisphères (volume 4)Chapitre 29 sur 54 · SCHONAU, HEER ET SAINT-CHARLES · texte numérisé non relu

SCHONAU, HEER ET SAINT-CHARLES

kilomètres à l'est de Houthem. Dans ses environs, on remarque de vastes grottes, anciennes carrières exploitées dès le temps des Romains. Elles servirent souvent de refuge aux habitants durant les invasions, et à des prêtres français pendant la grande Révolution.

Quand il prit possession de sa nouvelle demeure, au mois d'octobre 1885, le juniorat de Saint-Charles comptait soixante-dix élèves. Il en avait quatre-vingt-dix en 1886, et cent quatorze en 1887. Ce chiffre montait à cent trente en 1888, à cent quarante en 1889, à cent soixante en 1890, et à cent soixante-dix en 1891. Non seulement ce nombre ne diminua

Juniorat de Saint-Charles. — Entrée.

pas au cours des années suivantes, mais il eut toujours une tendance à augmenter. Il y eut souvent plus de deux cents élèves.

En même temps que se multipliaient ces bataillons de junior istes. la maison qui les abritait, dilatait ses murailles.

On ajouta d'abord au corps de bâtisse une aile de soixante-huit mètres de long, seize de large, et dix-sept de haut ; puis, une autre, du côté opposé. On eut ainsi plusieurs vastes dortoirs, des vestiaires, une infirmerie, un grand réfectoire, des salles de classe et d'étude, une s-alle de séances avec théâtre, une salle pour la bibliothèque, des emplacements convenables pour le cabinet de physique, le musée d'histoire naturelle, etc.

Afin que l'établissement, autant que possible, se suffît à lui-même, on créa une ferme : on construisit un moulin, une boulangerie, une buanderie perfectionnée ; des ateliers de menuiserie, de couture, de reliure,

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