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sèment ne serve de modèle aux institutions du même genre. Ceux qui voudront en fonder de semblables, devront, auparavant, venir voir comment, à Glencree, d'innombrables difficultés ont été merveilleusement surmontées.
M. Murray, inspecteur général des pénitenciers d'Irlande, écrivait dans son rapport :
— Le pénitencier de Glencree est dirigé de manière à me donner la satisfaction la plus complète. Le bien accompli dépasse toute expression...
Souvent le Freemmi's Journal publia des articles très élogieux sur Glencree, à la suite des visites nouvelles faites par la Municipalité de Dublin, qui emmenait avec elle, chaque fois, des groupes d'amis et de bienfaiteurs de l'œuvre, parfois au nombre de plusieurs centaines.
Les détenus ne manquaient pas, alors, de déployer leurs talents pour distraire cette société d'élite et l'intéresser. LTne des plus vastes salles était changée en théâtre, où l'on jouait des pièces, tragédies et comédies, fort bien interprétées. Aux entr'actes, comme au début et à la sortie, les musiciens exécutaient avec entrain les meilleurs morceaux de leur répertoire.
Glencree. — Dortoir pour les plus jeunes.
S - Le T. 7{. P. Tabre à Glencree Après sa visite à Philipstown, le T. Et. I'. Fabre se rendit à Glencree, durant l'été de 1881.
La voiture mit plus de deux heures pour aller de Dublin au somme!
des pentes assez, raides des montagnes de Wicklow, qu'il faut gravir, pour
redescendre ensuite dans la haute vallée, ouest construit le Reformatory.
— Nos chevaux fringants nous emportaient maintenant très vite
sur la déclivité du terrain, écrivait le P. Anger, lorsque, à un brusque
Glencree. Chapelle
détour de la route nous nous vîmes subitemenl en présence d'une véritable armée. C'étail tout le personnel de l'établissement, Pères el Frères convers, plus les trois cents prisonniers, rangés «le chaque côté du chemin. Suivant l'usage du pays, de vigoureux hurrahs retentirent aussitôt, et les musiciens, se plaçanl devanl la voiture, jouèrenl une marche, tandis que nous iiniis avancions douccinent, entre les deux liles de ces adoles cents formanl comme une escorte d'honneur. ( eux ci, après nous avoir accompagnés quelque temps, prirent un sentier de traverse pour nous précéder à la maison. Ils étaient déjà disposés en bon ordre dans la cour principale, lorsque nous \ entrâmes.
GLEXCREE
Des drapeaux de toutes sortes flottaient sur la longue façade : les jets d'eau lançaient leurs plus belles gerbes, et les enfants, en grande tenue, ne se lassaient pas d'acclamer le Supérieur général, qui les remercia et les bénit.
C'était la troisième fois que le R. P. Fabre visitait Glencree. En parcourant les ateliers, les jardins et les bâtiments, il constata avec plaisir les améliorations réalisées. Elles étaient nombreuses et importantes.
Plus encore que Philipstown <|iii est à proximité d'une cité avec laquelle les communications sont faciles, Glencree doit se suffire à soimême. On y est loin, en effet, de tout centre de population, et, parfois, l'hiver, on est bloqué par la neige, pendant plusieurs jours.
Aussi, outre la boulangerie, y a-t-il une boucherie dans l'établissement. La ferme procure le lait, le beurre, les volailles, les œufs ; l'usine à gaz engendre la lumière; un moteur hydraulique donne l'impulsion aux diverses machines ; les détenus façonnent eux-mêmes leurs vêtements et leurs chaussures ; les plus jeunes tricotent les lias.
("est comme une petite ville, où l'on trouve tout ce qui est nécessaire et utile à la vie, grâce à la prévoyance et à l'industrie de ceux qui la gouvernent.
Glencree. Le réfectoire.
(Autres vues, p. 874,875.)