ÉDITEURS
5, rue de Mézières, Paris.
La Synerg^ie sociale, par M. Henri Mazel.
1 vol. in-18 Jésus, broché. 4 »
Ce titre technique est celui d'un livre très clair, très simple et très intéressant. L'auteur y étudie l'action civilisatrice des énergies morales librement mises en commun. Comme cette étude porte à la fois sur le passé, le présent et même sur Tavenir, le livre abonde en aperçus d'histoire générale, en appréciations sur l'état de choses contemporain, et aussi en prévisions des âmes futures d'après quelques grands penseurs d'aujourd'hui. La lecture en est indiquée à tous ceux qui veulent se tenir au courant des nouvelles idées en science sociale.
L'Économie de l'elTort, par M. Yves Guyot.
1 vol. in-18 Jésus, broché. 4 »
L'Économie de Velfort est, à bien prendre, un traité populaire de science économique d'après un plan nouveau. L'auteur nous apprend lui-même qu'il s'est proposé de * débroussailler • un peu cette science et de « montrer, en exposant les faits de la manière la plus simple et la plus claire, qu'elle n'a rien de mystérieux et qu'il est facile de s'y reconnaître. >• L'auteur renonce aux anciennes défînitions qui ne tiennent pas assez compte du fait que les phénomènes économiques supposent pour se produire des hommes vivant en société, et établit que le but à atteindre est le « maximum d'utilité avec le minimum d'effort. »
{Journal de Genève^ août 1896.)
'2 Armand COLIN et C'% Editeurs, Paris.
L'Iâlam, Notes et impressions, par M. le Comte Henry de Castries. 1 vol. in-18 jésus, broché. 4 »
Sous ce titre, VIslam, le comte Henry de Castries a résumé les connaissances et les observations recueillies en Afrique pendant une période de douze ans.
Son livre débute par un chapitre qu'on dirait écrit par Fromentin, n'était une note d'émotion religieuse qui y ajoute un charme de plus. M. de Castries nous révèle un Mahomet absolument nouveau, plein de foi, tourmenté, obsédé par la croyance au Dieu unique; il nous présente avec beaucoup de force sa thèse sur la tolérance musulmane quand il nous parle, notamment, de la persécution de Cordoue et qu'il nous conte le délicieux récit du martyre de Flora.
L'œuvre se termine par deux questions de pleine actualité : l'islamisme dans l'Afrique centrale et l'islamisme en Algérie.
Général Dl' Bauail. (Le Gaulois.)
introduction à Thistoire de l'Asie (Turcs et Mongols des origines à 1405), par M. Léon Cahun, conservateur adjoint à la Bibliothèque Mazarine. 1 vol. in-8 cavalier, broché. 10 «
Ouvrage couronné par l'Académie française.
Sous le titre modeste d'introduction, c'est une histoire complète de la domination des Turcs et des Mongols que M. Léon Cahun, conservateur adjoint à la Bibliothèque Mazarine, nous donne dans une étude riche de renseignements puisés aux meilleures sources. A la suite d'un chapitre préliminaire où la géographie physique et politique de l'Asie est tracée avec sûreté, l'auteur aborde les origines de la race turco-mongole.
M. L. Cahun, par ses voyages, comme par la variété de ses études, était bien préparé pour cette tâche difficile, et tous ceux qui le liront s'empresseront de reconnaître qu'il l'a accomplie avec autant de probité scientifique que de talent.
Barbier de Meynard.
[Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles -Lettres. — Extrait do la séance du \3 décembre 1895.)
Armand COLIN et C»% Editeurs, Paris. 3
La Fortune privée à travers sept siècles,
par M. le Vicomte G. d'AvENEL. 1 vol. iii-18 jésus, broché. 4 »
Cette étude d'histoire sociale et économique résume et rend accessibles à tous les résultats des grands travaux dont l'auteur poursuit la publication. Elle dégage de tout appareil scientifique les découvertes historiques dont doivent désormais tenir compte tous ceux qu'intéressent les questions relatives à la propriété, aux salaires, aux denrées, aux prix de toutes choses.
Entre les passions qui se déchaînent sous nos yeux et les multiples conflits qui dorment aujourd'hui dans la poussière, presque dans le rebut des archives, M. Georges d'Avenel a rétabli le lien de continuité. Son but est double : remettre en lumière les côtés les plus obscurs et peut-être les plus intéressants de notre vie ancienne; projeter cette même lumière sur les problèmes sociaux d'aujourd'hui.
Alfred Raubaud.
[Revue bleue.)
Le Mécanisme de la Vie moderne, par le
Vicomte G. (I'Avenel. 1 vol. in-18 jésus, br. 4 »
Sous ce titre, le Mécanisme de la Vie moderne, M. d'Avenel expose au public les résultats de ce qu'il appelle « un voyage d'exploration à travers les organes compliqués de Texistence actuelle >•. On retrouve dans ce volume de l'éminent écrivain, les qualités qui ont fait le succès de ses ouvrages antérieurs : pénétration intime des faits, art délicat de la mise en œuvre, de sorte que ses études sur les magasins de nouveautés, V industrie du fer, les établissements de crédit, les maisons d^ alimentation et le travail des vins, pleines de révélations curieuses et de vues nouvelles, dissimulent avec soin la substructure solide des documents et des statistiques sous une forme littéraire qui en rend la leelute aL\.\a.Ocv^\\\&.
Armand COLIN et C'% Editeurs, Paris.
Le développement de la Constitution et de la Société politique en Ang^leterre, par
M. E. BouTMY, membre de Tlnstilut, directeur de TÉcole libre des sciences politiques. 1 vol. in-18 Jésus, broché. 3 50
M. Boutmy s*esl proposé d'étudier dans ses grandes lignes rhistoire des institutions politiques anglaises, généralement fort mal connue en France. Dans une suite de chapitres très clairs et très précis, Fauteur nous fait assister aux diverses phases de révolution qui s'est opérée en Angleterre, depuis la conquête de ce pays par les Normands jusqu'à nos jours. Nulle part le présent ne se rattache davantage au passé que chez nos voisins d'outre - Manche . L'Angleterre politique moderne s'est constituée dans ses éléments essentiels du XI* au XIV* siècle. La féodalité disparait de bonne heure pour faire place à la gentry, qui périt à son tour pour avoir voulu aller trop loin. La démocratie s'est levée contre ses dominateurs, et ses progrès, de plus en plus sensibles depuis un siècle, amèneront dans un temps très rapproché un déplacement radical des bases du pouvoir politique en Angleterre.
Études de droit constitutionnel {France^ Angleterre^ Etats-Unis]^ par M. E. Boutmy. 1 vol. in-18 Jésus, broché. 3 50
Dans cet ouvrage, dont le titre pourrait tromper au premier abord, M. Boutmy a fait avant tout œuvre d'historien. C'est ce qui fait l'intérêt de ces magistrales études. Dans la première, l'auteur nous montre l'originalité profonde de la Constitution anglaise qui ne repose pas comme la nôtre sur un texte précis, et dans laquelle la tradition joue un rôle prépondérant. La seconde élude est consacrée à la constitution des États-Unis. Enfin, un troisième chapitre, suggéré par le rapprochement des deux morceaux qui le précèdent, en forme en quelque mesure la conclusion. Par une comparaison plus serrée et plus suivie avec la France, M. Boutmy fait ressortir dans cette dernière étude les différences, non seulement de forme et de structure, mais d'essence et de genre qui existent entre la Constitution des États-Unis et les i\6VTft«..
Armand COLIN et C»% Editeurs, Paris» 5
Les Chemins de fer aux Etats-Unis, par
M. L. Paul-Dubois, auditeur à la Cour des comptes. i vol. in-i8 Jésus, broché. 3 50
Ce livre, résultat d'une enquête sur place, présente un double intérêt : il mérite d'être lu par les économistes et les industriels d'une part, et de Fautre par les capitalistes d'Europe soucieux d'être bien renseignés.
Les uns y trouveront, clairement exposés, l'histoire et le régime actuel de l'industrie des transports en Amérique et pourront en tirer les conclusions pratiques qui peuvent nous être applicables tant au point de vue économique qu'au point de vue légal.
Et comme nos banquiers commencent à introduire sur le marché français des titres de chemins américains, à titre de placements d'appoint soustraits aux perturbations européennes, le capitaliste pourra acquérir, grâce à M. L. Paul- Dubois, des notions précises sur la constitution financière des compagnies — capital-actions, capital-obligations, — et sur la gestion de ces capitaux, amortissement, réserves, améliorations annuelles, portefeuille-titres, comptes, etc.
{Revue économique, Paris, 29 février 1896.)
Pour l'impôt prog^ressif, par M. Godefroy Cavaignac, docteur es lettres, député, i vol. in-i8 Jésus, broché. 3 »
On trouvera dans cet ouvrage les raisons substantielles qui militent en faveur de la progression appliquée à nos contributions directes.
L'auteur a voulu surtout que ceux à qui cette transformation peut imposer quelques sacrifices — et bien légers — y trouvassent quelques raisons de penser qu'il s'agit ici non point d'une entreprise violente sur la propriété, mais d'une concession très limitée, très modérée et très opportune.
Armand COLIN et C»% Editeurs, Paris.
Histoire des doctrines économiques, par
M. A. EspiNAS, professeur à TUniversité de Bordeaux, chargé de cours d'histoire d'économie sociale à TUniversité de Paris, i vol. in-i8 jésus, broché. 3 50
Si l'originalité de ce petit livre est quelque part, elle est d'abord dans sa brièveté même. Ni trop « de noms propres », ni trop de faits, ni trop •« d'extraits », comme dans la plupart des livres de ce genre, mais la philosophie des faits, et un effort d'autant plus heureux qu'il est moins apparent pour les montrer comme sortant et s'engendrant les uns les autres. C'est justement ce qui nous manquait. L'histoire des doctrines économiques n'avait guère été traitée que par des économistes, et ce que Ton trouvera dans leurs livres, M. Espinas n'a pas cru devoir le faire entrer dans le sien. Mais il y a aussi une philosophie de l'économie politique, qu'un philosophe était seul capable d'y voir et d'en dégager, et c'est à quoi s'est appliqué l'auteur de cette Histoire, Aussi ne doutons-nous pas qu'elle ne soit favorablement accueillie.
{Revue des Deux Mondes.)
La jçuerre et ses prétendus bienfaits, par
M. J. Novicow, vice-président de Tlnstitut international de sociologie. 1 vol. in-18 jésus, broché. 2 50
M. Novicow, qui vient de publier un volume sur la Giiene et ses prétendus bienfaits^ n'est pas de ceux qui voient dans les grandes luttes internationales à main armée des agents de civilisation, des résultantes d'une « institution divine ». Déjà, quand il avait écrit : les Gaspillages des Sociétés modernes, il avait insisté sur l'effroyable charge que les divers budgets militaires font peser sur tous les peuples d'Europe; il reprend aujourd'hui sa thèse favorite, non plus seulement au point de vue financier, mais en s'efforçant de prouver que la sélection brutale opérée sur les champs de bataille, loin de servir au développement physique, intellectuel et moral de l'humanité, ne contribue qu'à son abâtardissement.
{Journal des Débats.)
Armand COLIN et C»% Editeurs, Paris.
Choses d'Amérique (Les crises économique et religieuse aux États-Unis)^ par M. Max Leclerc. i vol. in-i8 Jésus, broché. 3 50
Ouvrage couronné par V Académie française.
Ce livre est le résumé, non pas seulement des impressions de voyage de Tauteur, pendant un tour de trois mois, mais des observations méthodiques, des réflexions suivies qu'il a faites sur certains sujets particulièrement désignés à sa curiosité. Le premier chapitre : Comment on fonde une ville^ a tout l'intérêt que promet son titre. Les chapitres suivants traitent de la situation morale et économique des fermiers de l'Ouest, de leurs revendications, de leur organisation en « Granges » et plus tard en « Alliance », de leur attitude à regard du bill Mac-Kinley, et finalement, de la brusque volte-face par laquelle, déplaçant le centre de gravité politique, ils donnèrent aux élections qui suivirent, la majorité au parti démocrate.
Écrit d'un style vif, jeune, courant, qui est bien celui du genre, ce livre s'achève par une étude intéressante sur le Catholicisme aux États-Unis.
Lettres du Brésil, par M. Max Leclerc.
i vol. in-48 Jésus, broché. 3 50
Écrites pour ainsi dire au jour le jour, ces lettres n'en sont pas moins remplies d'observations curieuses sur les mœurset le caractère du Brésilien, non seulement de Rio, la ville cosmopolite, mais encore du Brésilien de l'intérieur. Elles nous initient aux causes véritables de la chute de l'empire, elles nous font connaître les hommes qui ont fait la République sans le vouloir, et leurs premiers actes; enfin les ressources et le développement économiques du pays. L'auteur, en effet, ne s'est pas borné à étudier pendant son séjour la capitale du Brésil, mais il a tenu à pénétrer dans l'intérieur du pays et nous fait visiter avec lui une plantation modèle.
8 Armand COLIN A C'% Editeurs, Paris.
L'éducation des classes moyennes et dirig^eantes en Angcleterre, par M. Max Leclerc, avec un avant-propos par M. E. Boutmy, membre de rinslitut. 1 vol. in-i8 Jésus, broché. 4 »
Ouvrage courotnit' par l'Académie française.
Comment se forment en Angleterre les classes qui constituent l'élite politique, intellectuelle, industrielle, commerciale de la nation, et qui ont fait la grandeur prodigieuse et presiiue Indéfinie de ce petit ]>ays? M. Max Leclerc a cherché ce (jue font pour les former la famille, l'État, l'école. Le résultat de cette enquête poursuivie avec une patience et une sagacité rares, est fait pour troubler les idées de la pédagogie continentale. Des écoles bizarres, aux programmes incomplets et incohérents, envoient dans le monde des jeunes gens capables de s'y débrouiller et d'y continuer leur instruction. Le préjugé de l'école encyclopédique qui fait des savants universels de dix-huit ans,' incapables rracquérir désormais une idée ou un fait, commence à pénétrer en Angleterre; l'instinct national sera plus fort.
[Revue de Paris.)
Les Professions et la Société en Ang^ieterre, par M. Max Leclerc. i vol. in-iS jésus, broché. 4 »
Ouvra f//f couronné par V Académie françainr.
Après avoir éludié les méthodes et le système d'éducation, M. Max Lecloro étudie les résultats de ce système. I*rofession par profession, il indique les vertus et les (jualités que communiquent aux Anglais ces méthodes. Puis, <lans um* seconde partie de son livre, il montre comment ces qualités et ces vertus ont agi sur l'état social de l'Angleterre et sur son expansion extérieure.
Le livre de M. Max Leclerc est une remarquable contribution à cette science nouvelle que les Allemands appellent la psychologie des peuples, .le crois qu'en France on n'a jamais rien écrit de plus jiénétrant et de plus réfléchi sur les mu.'urs et le caractère des Anglais.
{Journal des Débats.)
Oouhmmiers. — Imo. Pêul Brodàrû.