HISTOIRE D'UN CRIME
JEAN-PAUL, LAURENS
<? Au moment où ils arrivaient à ce boulevard désert du Gros-Caillou dont nous venons de < parler, le sergent se rapprocha vivement du prisonnier et lui dit vite et bas :
« — On n'y voit pas clair. C'est un endroit noir. A gauche il y a des arbres. Gagne au large.
« — Mais, dit le prisonnier, on tirera sur moi!
« — On te manquera.
« — Mais si l'on me tue?
« — Ce ne sera pas pire que ce qui t'attend I
« Le prisonnier comprit, serra la main du sergent, et, profitant de rinter\alle entre la haie et « l'arrière-garde, d'un bond il se jeta hors de la colonne et se perdit dans l'obscurité sous les € arbres. »
IIi:itoire tfttt Crimf {p. 357).