‹ Cent fleurs de mon herbier [microforme]Chapitre 31 sur 77 · LE PISSENLIT · texte numérisé non relu

LE PISSENLIT

Famille des composés. — Pissenlit dent-de-lion, Taraxacum dens leonis. —Chemins et prés. Avril-novembre,

Qui ne connaît la splendide fleur orangée de la dent-de-lion, qui plane fièrement sur une hampe élevée, dans les prés, le long des routes, un peu partout ? Plante vivace s’il en est, elle se répand avec une facilité incroyable. Cependant, on ne la considère pas comme nuisible, attendu que les vaches, les brebis et les chèvres la broutent bien ; les chevaux font exception. Aussitôt que les fleurs sont flétries, apparaissent les graines, munies de parachutes qui, par leur réunion, forment une boule blanche que les vents s'amusent à transporter et disperser au loin, quand ce ne sont pas les humains ou les bêtes qui s’en chargent. Semeurs sans le savoir, les uns et les autres font l’œuvre de la divine Providence.

Comme le dit le poète américain Lowell, dès que la verdure a paru :

The dan de lions and butter cup Gild all the lawns,

car du mois d'avril au mois de novembre, le pissenlit et la renoncule ne se font pas faute de jeter à profusion le ton d’or de leurs corolles sur le vert des gazons.

C’est une plante alimentaire recherchée, surtout au printemps, alors que ses feuilles tendres se mangent en salade. On emploie aussi ses racines pour en faire une sorte de café assez estimé.

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