‹ Cent fleurs de mon herbier [microforme]Chapitre 58 sur 77 · W. CHAPMAN · texte numérisé non relu

W. CHAPMAN

Nous nous rappelons encore certain songe que nous avons fait au temps où une affection sérieuse

força l'entrée de notre cœur. Oh ! combien noétique était ce songe, et comme il est bien resté là, gravé dans notre souvenance.

Nous nous promenions avec elle, l’aimée, dans un immense jardin planté de lilas de toutes les variétés: bleus, blancs, violets, jaunes et roses. Le soleil couchant s’affaissait peu à peu dans les nuages aux couleurs rutilantes, et ses rayons d'or päli frappaient la tête des charmants arbrisseaux dont les rameaux étaient chargés de panicules fleuris.

Un vent léger secouait les branches et faisait pleuvoir des fleurettes. Le gazon en était tapissé, l'air était embaumé de leur haleine.

Et nous marchions silencieusement dans cet idéal jardin, foulant des corolles sous une avalanche de corolles, pendant qu’en nos cœurs s'épanouissait la fleur d'amour.

AUBEPINES OU SENELLIERS.

Famille des pomacées. — Aubépine à ergot de coq, Uratwgus crusgalli. — Aubépine tomenteuse, Crutagus tomentosa, — Arbrisseaux de 10 à 20 pieds. Fruits rouges. Taillis, bords des fossés. Mai-juin.

(PROVANCHER. )

L'aubépine fraîche éclose Pare les bords du chemin, Parfume l’air qu'on respire, Et son éclat semble dire:

Dieu sur nous étend la main!

Page 1