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Voici quelques notes compilées, d'après les meilleurs auteurs, sur les divisions de la botanique et Les organes des plantes Nous croyons qu'elles peuvent être de quelque utilité pour les botanistes amateurs.
La botanique est la science qui traite des végétaux. On peut envisager l'étude des végétaux sous plusieurs points de vue, dont chacun constitue une branche spéciale dans cette partie de l'histoire naturelle. Ces divisions principales sont: 1° “ l’Histologie”* ou anatomie végétale, qui nous fait connaître les tissus qui composent les organes des plantes; 2° “ l’Organographie, ” qui comprend la description des différents organes des végétaux : 5 LEE l'en Physiologie, ” qui s'occupe des phénomènes et des lois de la vie végétale; 4° la Taxonomie ” ou “ Méthodologie, ” qui a pour objet la classification et la nomenclature des végétaux.
On peut considérer comme branches accessoires de la botanique: la “ glossologie ” où “ terminologie, ” c’est-à-dire l'étude des termes divers employés
(1) Pour la liste des ouvrages où nous avons puisé, voir À la fin du volume,
dans la science pour exprimer les organes des plantes, leurs innombrables modifications, ete.; — la “ géographie botanique,” qui s’occupe des lois, suivant lesquelles les végétaux sont distribués dans les différentes parties du globe, de leur situation, ou de la hauteur à laquelle ils eroissent;— la ‘ botanique appliquée, ” qui étudie les rapports existant entre l’homme et les végétaux.
Les plantes, sous le rapport de leur organisation, de leur mode, de leur habitat, de leur durée, de leurs usages, sont dites : “ ligneuses, ” lorsque la tige forme un bois solide; “ sous-ligneuses, ” lorsque le bas de la tige seul prend la consistance du bois; “ herbacées, ” lorsque la tige persévère tendre, molle, et de couleur verte; “ terrestres, ” lorsqu'elles poussent de la terre ; “aquatiques,” lorsqu'elles vivent dans l’eau; “ marines, ” si elles vivent dans l’eau salée; “ annuelles, ” lorsqu'elles ne vivent qu’une année; < bisannuelles, ” si elles vivent deux ans; “ vivaces, ” si elles vivent plus de deux ans. Elles sont encore: alimentaires, aromatiques, médicinales, tinctoriales, etc.
Suivant leur mode de génération elles se divisent en: “ phanérogames, ” munies d’étamines et de pistils, séparés ou réunis sur le même individu ; et “ cryptogames, ” se reproduisant par des corpuscules visibles, mais encore peu connus.
Suivant l’absence ou la quantité de cotylédons, c’est-à-dire des organes qui élaborent les premiers sucs nourriciers, elles se divisent en: 1° “ acotylédones, ” qui n’ont point de fleurs apparentes, ne produisent pas de graines, mais se reproduisent au moyen de spores; 2° “ monocotylédones, ” plantes
dont la partie propagatrice ou la graine ne se compose que d’un seul lobe ou cotylédon et qui par conséquent, lors de la germination, n'offrent qu'une seule feuille à leur sortie de terre; 3° * dicotylédones, ” celles dont l'embryon se compose de deux lobes; 4° “ polycotylédones, ” qui en ont plus de deux. Leur nombre est très petit.
LA CLASSIFICATION. — Le règne végétal est donc divisé en trois grandes classes. Une classe est un groupe de familles ayant certaines ressemblances. Une famille est un groupe de plusieurs genres ayant des analogies. Le genre est un groupe d'espèces qui possèdent des caractères semblables en plus grand nombre entre elles qu'avec d'au: -es espèces. L'espèce est la base de toute classific & Les plantes de la même espèce reproduisent es plantes semblables. L'espèce est l'unité. Elle ge subdivise en variétés.
Le nom scientifique des fleurs est ainsi Composé : le premier est le nom du genre ct il est commun à toutes les espèces qu'il renferme. Ce nom général est appelé générique, et à chaque espèce s’en adapte un autre particulier, qui se nomme spécifique.
LA PLANTE. — Dans les végétaux les plus parfaits on distingue: 1° “ l'axe ” ou la “ tige, ” qui est la partie ascendante et dont la tête est ordinairement formée d'un faisceau de ramifications; 2° Ja “racine,” qui s'enfonce dans le sol pour y fixer la plante et en tirer la nourriture qui lui convient; 3° le collet, ” qui est un petit bourrelet ou cordon, et quelquefois un point purement idéal dans la tige, près du sol, et qui sépare le système ascendant de la tige du système descendant de la racine. H ya
cependant des plantes anormales dans lesquelles quelques-unes de ccs parties manquent totalement ou sont conformées de telle marière qu'il est très difficile de les distinguer.
La FLEUR ET LE FRUIT. — J.-H. Fabre dit: 1l n’y a pas une seule exception: toute plante, tout arbre a ses fleurs; mais comme celles ne sont pas toutes complètes, que leurs couleurs ne sont pas toutes brillantes, elles échappent aux regards des novices. Dans une fleur complète on remarque: le calice formé de sépales ; la corolle formée de pétales : les étamines ou organes mâles composées d'un filet et d'un sac nommé antlhère qui contient le pollen: le pistil composé du sligmate, du style et de Foraire. IL v a des fleurs sans corolles, il v en a sans calice, mais il n'y en a pas sans étamine et sans pistil. L'ovaire est la partie de Ja fleur où se forme les semences, A un certain moment, la corolle se fétrit, les pétales se fanent et tombent: le eaiice en fait autant, ou quelquefois persiste pour protéger le fruit naissant: les étamines desséchées se détachent: seul l'ovaire reste, grossissant, mâûrissant et devenant enfin le fruit.
HERBORISATION. — Pour herboriser il faut se procurer les articles suivants: une boîte en fer-blanc de 4 X 15 pouces, pour contenir les plantes: une truelle de jardinier et une loupe. Après l'examen et la classification, les plantes sont pressées. Lorsqu'elles sont sèches on les reporte sur des feuilles de carton ei on y inscrit leurs noms scientifiques et vulgaires, la date et le lieu où on les a cueillies. Nous avons adopté une presse commode et peu coûteuse. Elle se compose de deux morceaux de planche
de 6 pouces de largeur sur 18 pouces de longueur. Après avoir étendu nos plantes entre des feuilles de papier non collé, où buvard, de même grandeur nous les plaçons entre les deux planches et nous les
serrons à volonté, à chaque bout, au moyen d'une courroie.