‹ Cent morceaux choisisChapitre 32 sur 89 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

A vingt ans, poète aux abois,

Quand revenait la saison rose, J’allais promener sous les bois Mon coeur morose.

A la brise jetant, hélas !

Le doux nom de quelque infidèle,

Je respirais les frais lilas En rêvant d’elle.

Toujours friand d’illusions,

Mon coeur, que tout amour transporte, Plus tard à d’autres visions Ouvrit sa porte.

La gloire, sylphe décevant Si prompt à fuir à tire-d’aile,

A son tour m’a surpris souvent A rêver d’elle.

Mais maintenant que j’ai vieilli,

Je ne crois plus à ces mensonges :

Mon pauvre coeur plus recueilli A d'autres songes.

Une autre vie est là pour nous,

Ouverte à toute âme fidèle :

Bien tard, hélas ! à deux genoux,

Je rêve d’elle !

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