A MA PETITE PAULINE
Le jour de sa première communion.
Qui donc ainsi te transfigure, ô ma Pauline ?
Quel nimbe dore ainsi ton sourire enfantin ? Un timbre étrange vibre en ta voix cristalline :
Des immortels concerts est-ce un écho lointain ?
Aujourd’hui pourquoi donc à ta lèvre câline Osé-je à peine offrir mon baiser du matin ?
Ah ! c’est qu’après t’avoir admise au grand festin, L’ombre auguste d'un Dieu sur ta tête s’incline.
Je sais sur toi planer l’immensité divine :
Dans tes yeux, pur miroir de ton âme, on devine Que tu viens de gravir les éternels sommets.
Enfant, garde toujours cette ineffable empreinte ! Et que le souvenir de la céleste étreinte Dans ton cher petit coeur ne s’efface jamais !
INTIMITES