‹ Cent morceaux choisisChapitre 48 sur 89 · A MA PETITE PAULINE · texte numérisé non relu

A MA PETITE PAULINE

Le jour de sa première communion.

Qui donc ainsi te transfigure, ô ma Pauline ?

Quel nimbe dore ainsi ton sourire enfantin ? Un timbre étrange vibre en ta voix cristalline :

Des immortels concerts est-ce un écho lointain ?

Aujourd’hui pourquoi donc à ta lèvre câline Osé-je à peine offrir mon baiser du matin ?

Ah ! c’est qu’après t’avoir admise au grand festin, L’ombre auguste d'un Dieu sur ta tête s’incline.

Je sais sur toi planer l’immensité divine :

Dans tes yeux, pur miroir de ton âme, on devine Que tu viens de gravir les éternels sommets.

Enfant, garde toujours cette ineffable empreinte ! Et que le souvenir de la céleste étreinte Dans ton cher petit coeur ne s’efface jamais !

INTIMITES

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