LES OISEAUX DU COUVENT
Dédié par l’auteur de la musique Kowalski à Mlle Pauline Fréchette élève de “ Villa-Maria
Autour de ces calmes retraites
Qu’ombragent les grands murs jaloux Pinsons, linottes et fauvettes,
Mésanges et bergeronnettes,
L’été se donnent rendez-vous.
Par-ci par-là chacun se niche :
Un peu plus haut, un peu plus bas,
Parfois jusque sous la corniche . . .
Où la Vierge, au fond de sa niche,
Sourit à leurs bruyants ébats.
Blonde ou brunette.
Ecoutez souvent La chansonnette Des oiseaux du Couvent.
Dès que le vieux clocher se dore Aux premiers rayons du soleil,
Matinale comme l’aurore,
Du haut du toit leur voix sonore Du couvent sonne le réveil,
Et que la fillette se penche Sur sa prière ou sa leçon,
Ou sc livre à sa gaîté fraîche Tous ces gavroches de la branche L’encouragent de leur chanson.
Blonde ou brunette, Ecoutez souvent La chansonnette Des oiseaux du Couvent.
Qu’enseigne donc la voix si douce De ces petits chanteurs joyeux ?
— Avec le brin d’herbe qui pousse, Un peu de plume, un peu de mousse, Nous bâtissons des nids soyeux.
Puis nous chantons par la charmille; Car Dieu bénit, dans sa bonté,
Ceux qui mêlent, sainte famille.
Sur la tuile ou sous la ramille,
Le travail avec la gaîté !
Blonde ou brunette, Ecoutez souvent La chansonnette Des oiseaux du Couvent.