JIAUVAISE HERBE CROIT TOUJOURS
ils devaient prendre un soin continuel d'extirper du cœur des enfants le vice qui croît toujours vite comme elle, au détriment de la vertu. •
Les Latins tiraient le même enseignement proverbial dune observation analogue énoncée dans ce pentamètre
d'Ovide :
El mala radiées forihis arbor arjit. ■
<i Le mauvais arbre pousse plus forfement ses racines. »
Le proverbe grec, en passant dans notre langue, n'a pas conservé son ancienne signification. Il s'applique aux enfants qui grandissent beaucoup. Mais cette application, regai'dée comme une plaisanterie assez innocente quand elle est faite par un parent ou ami de celui qui en est l'objet, prend, en certains autres cas. un caractère sérieux oîi perce celte idée maligne que le flandrin est un sot. Amens (jUi loiuji/s.
On sait que c'est une vieille opinion généralement répandue et vraie, à quelques exceptions près, que les individus dont la taille est trop élevée ont souvent la tète vide, parce que la nature ne développe guère le corps outre mesure qu'aux dépens de l'esprit, et que ce qu'elle ajoute au premier elle le reti'anche au second.
De cette opinion est né aussi le proverbe bien connu:
QLA.XD LA MUSON EST mOP HAUTE IL n'v A RIEN AU GRE- MER.
Le petit abbé Cosson. homme très-spirituel, disputant un jour avec un impertinent de longue taille et de courte intelligence, finit brusquement par lui dire : Brisons lii, monsieur, un rez-de-chaussée ne peut tenir tète à six étages. — Comme son interlocuteur n'avait pas l'air de comprendre : <i Rien n'est plus semblable, ajouta-t-il. qu'un