‹ Cent-vingt jours de service actif [microforme]Chapitre 24 sur 70 · FORT PITT ET LA BUTIE AUX FRANÇAIS · texte numérisé non relu

FORT PITT ET LA BUTIE AUX FRANÇAIS

Quand le jour naissant éclaira la scène, le

désastre, causé par le passage des Sauvages, put

être constaté dans toute son étendue. Toute la cam pagne était jonchée de débris. Les Sauvages n'ont rien laissé d'intact ; il n’y a pas jusqu'aux craises qui waient été brisées.

En parcourant les environs, on découvrit le cadavre du jeune Cowan, de la police à cheval, qui a été tué lors de la reddition du Fort. IT était horriblement mutilé. On dit que ce sont les squarws qui s'acharnent ainsi sur les cadavres de leurs ennemis comme des bètes fauves ; elles ne laissent jamais un membre intact.

Touttendait à démontrer queles Sauvages venaient de quitter le fort depuis quelques jours à peine. C'est ainsi qu'ils faisaient toujours à l'approche des volontaires, Laissant entre leurs ennemis et eux une distance respectabie, ils semaient la destruction sur leur route. On trouvait partout des traces de leur passage, ici des ruines fumantes, et là un ca- Javre mulilé.

C'est la guerre indienne dans tout ce qu'elle a de plus féroce et de plus barbare.

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