LE RETOUR A MONTRÉAL
L'auteur ne croit pas pouvoir mieux raconter le récit du retour du 65ème à Montréal que de reproduire ce que contenait un des premiers journaux français de cette ville, le lendemain de l’arrivée du bataillon :
“ Grande journée que celle d'hier, Rarement, peutêtre jamais encore, excepté lors de la visite du prince de Galles, Montréal n'a vu pareil enthousiasme, La ville étaiten ébullition, les affaires étant suspendues, le port vide, les chars urbains arrêtés, les commis partis des magasins; les ouvriers avaient déserté l’atelier, les typogr aphes ont suivi le mouvement, les rues regorgeaient de monde, les drapeaux flottaient sur tous les édifices, les maisons étaient pavoisées, la joie partout, les poitrines se gonflaient et poussaient à chaque instant un formidable