OBSERVATION I
Marguerite …, née à la Maternité le 5 juin 1932,
entre à l’œuvre le 29 juillet de la même année sans .état-civil :
-: Mère, fille-mère, d’une famille honorable (elle-mèé- -me professeur de langue à l’étranger), déclare que sa famille ignore et doit toujours ignorer la naïssance de cette «enfant, elle-même prenant sur elle le soin d’acquitter les mensualités. Malheureusement, les projets de la mère n’ont pu se réaliser. Cette dernière, décédée en septembre 1932, l'enfant, dé ce fait, a “dû être confiée à l’œuvre de lAdoption Française, à Paris.
OBSERVATION El.
La jeune IC. Josette, deuxième enfant de fillemère, avait été abandonnée, dès sa naissance, alors que sa sœur aînée était admise à la Pouponnière.
L’abandon de cette enfant a été découvert par l’œu-
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vre au cours de l’interrogatoire au sujet de sa sœur ainée. Grâce à l’intervention de l’œuvre, cette enfant a pu être sauvée de l’A. P. et admise à la Pouponnière, où elle est encore actuellement.
OBSERVATION JII.
Daniel G.., né Je 18 septembre 1930, de parents artistes (mère trapéziste, père dompteur de fauves), entre à la Pouponnière à l’âge de huit mois, le 22 mai 1931. Enfant illégitimé et non reconnu.
Père et mère, qui ont confié ensemble l'enfant à la Pouponnière, payent un mois de pension et donnent comme adresse : poste restante de Toulouse.
Dès octobre, père ne paye plus la pension, donnant pour prétexte qu'il ne travaille pas. La Directrice de l'œuvre écrit plusieurs lettres, poste restante, pour réclamer le paiement ou le retrait de l’enfant. Réponses toujours courtoises et pleines de promesses, mais de plus en plus rares.
Dès novembre, père n’écrit plus. L'enfant, de ce fait, est considéré comme moralement et matériellement abandonné «et il est confié le 7 décembre 1931 à l’Adoption Française.
:” Deux mois après, une enseigne de l’Armée du Salut vient de la part de la mère, en traitement à Castres, demander des nouvelles de lenfant. La mère, ne voyant plus de père, voudrait reprendre son fils, et fait demander quelles formalités elle aurait à remplir pour retirer son enfant,
L'œuvre un peu surprise et peu confiante, convoque la mèré. Cette dernière se rend, accompagnée de la dite enseigne de l'Armée du Salut, et fait le récit suivant : « Abandonnée par son ami, du fait de l’emprisonnement de ce, dernier pour escroquerie, cette
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femme aurait été recueillie par l'hôpital de Castres, parce que malade et sans ressources.
Montre alors un papier officiel : la reconnaïssance de l’enfant faite par le père dans sa prison et par la mère elle-même, le lendemain, à la maïrie. Devant de telles précisions, l’œuvre donne l’adresse de l’Adoption française, où la mère part chercher son enfant.