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ORIBIS
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NUM. / Callidryas Orbis, per.
Alæ integerrimæ rotundatæ flavæ ; mas, supra et antice macula magna flavissima; fæmina, posticarum punctis marginalibus, anticarum puncto medio non ocellato, margine lunulisque fuscis ; subtus lunulis ferrugineis, et posticis puncto gemino argenteo.
CazripRyYADE OnRgis. — Ailes très-entières et jaunes; le dessus du mâle présentant, sur les ailes supérieures, une grande tache orbiculaire plus foncée ; la femelle ayant le bord des inférieures entrecoupé de brun , et les supérieures avec une bordure marginale, une tache centrale entière, et des lunules brunes; le dessous avec des lunules ferrugi-
neuses, et deux points argentés aux inférieures.
DESCRIPTION
Voyez les deux sexes dans la planche c:-jointe, avec la chenille, la plante qui luisert de nourriture, et la chrysalide.
Les antennes, le dessus de la tête, les palpes supérieurs et le dessous des inférieurs , rouges; ceux-ci de forme ordinaire dans le mâle, avec tous les articles également recouverts d'écailles ; la femelle ayant au contraire le dernier article cylindrique, horizontal, presque nu et tout rouge. Les ailes du mäle ne présentent aucune touffe de poils, ni aucune autre marque distinctive du sexe, outre les couleurs, si ce nest quelles sont plus prolongées vers l'angle anal.
Lesindividus de ce sexe ont, sur les ailes supérieures, une tache arrondie d’un jaune foncé, ne touchant pas la base et n'atteignant pas la côte ; la femelle est tout entière de cette dernière couleur. Le dessous, plus pâle dans le mâle, porte l'empreinte de la bordure marginale du dessus, et brille d'un léger reflet pourpre. Les premières ailes ont, au centre, un gros point ferrugineux ; les secondes deux points argentés, dont l’un est placé sur la ligne qui ferme la cellule discoïdale, l'autre en dehors et au dessus.
La cHENILLE, d'après un dessin médiocrement soigné que jai fait sur les lieux, est d’un vert assez foncé, avec une bande transverse d'un vert tendre sur chaque anneau. La Chrysalide est verte, avec les extrémités couleur de rose, et les nervures jaunes. La tête, prolongée en corne, n'est point arquée, comme dans la C. Eubule.
OBSERVATIONS
Le mâle diffère de tous ses congénères par la tache orbiculaire des ailes supérieures ; car, dans l’Hilaria de Cramer et dans quelques autres espèces voisines, toute la base des quatre ailes est jaune. La femelle diffère de l'Eubule de Linné, et de plusieurs espèces américaines, par le point discoïdal des supérieures, qui est entier, au lieu d'être divisé ou semi-ocellé. Elle diffère de la femelle d’Ar/aria et de quelques autres espèces orientales, par les taches nacrées du dessous, qui ne sont point cerclées de rouge.
M. Donovan, dans son bel ouvrage sur les Insectes de l'Asie, a figuré une espèce de la Nouvelle-Hollande, qui ressemble beaucoup à la nôtre. Il la rapporte à la Pomona de Fabricius , qui la décrit cependant comme ayant les ailes presque anguleuses et blanches. M. Donovan qui, plus que tout autre, est à portée de vérifier la nomenclature de ce
célèbre entomologiste , aurait dù nous donner quelques explications sur ce sujet.
La Danaïde Sennæ de Linné n’est autre chose que l'Eubule
du même auteur, et Marcellina de Cramer n'en est qu'une variété.
HISTOIRE
Cette espèce se trouve dans l'ile de Cuba, où elle est rare, surtout le mâle, Je l'ai cependant élevée quelquefois, ainsi que l'espèce, très-commune, nommée Eubule; ce que je crois utile d'observer ici pour ne point laisser de doutes sur la formation des deux espèces.
L'insecte porte, dans l’inaction , les antennes contigués ; son vol est ferme comme celui de la Coliade du Nerprun (Rhamni, Lin.). Il se montre volontiers dans les jardins cultivés.
La chenille se nourrit de feuilles du poinciana élégant (Poinciana pulcherrima , Lin.\, nommé vulgairement Guacamaya à la Havane.
Le nom d'Orbis fait allusion à la tache arrondie des ailes supérieures, dans le mâle.
Avril 1832,
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