sp. Barr PL 407, figi
NB. Les figures citées sur la PL 488 sont les plus exactes.
Un coup d'oeil jeté sur les figures de ces 3 fragments montre, que l'apparence signalée rappelle seulement les étranglements les plus faibles, qui existent dans beaucoup d'espèces du même genre, à quelque distance au dessous de l'orifice, et qui se manifestent dans certains individus, dès le plus jeune âge connu. Cette apparence, exceptionnelle parmi les Nautilides, ne doit donc pas être assimilée à celle qui constitue un caractère beaucoup plus prononcé et invariable, dans les Goniatides et les Ammonides.
Les apparences de la calotte initiale peuvent être simulées jusqu'à un certain point par celles de l'extrémité des Nautilides qui, après avoir subi une troncature normale, a été restaurée par le mollusque. En effet, cette nouvelle surface présente à la fois des ornements transverses et la trace plus ou moins distincte du siphon, qui pouiTait être prise pour la cicatrice.
Nous ferons remarquer, que cette erreur ne pourrait être commise que lorsqu'il s'agit de spécimens d'un très faible diamètre, comme ceux de Orth, truncatum, dans lesquels cette dimension se réduit quelquefois à 2 ou 3 mm. Mais, comme les mêmes apparences se reproduisent régulièrement sur l'extrémité d'autres individus, dont le diamètre s'accroît graduellement jusqu'à 80 mm., on est aisément averti par les dimensions de l'extrémité du fossile, qu'on n'a pas sous les yeux la partie embryonnaire de la coquille.
D'ailleurs, les ornements comparés avec soin se montrent très différents, car, sur l'extrémité tronquée, les stries concentriques sont lamelleuses et on ne voit pas le réseau, qui caractérise la calotte initiale dans le plus grand nombre des espèces.
Parmi nos fossiles de Bohême, nous citerons encore Cyrtoc. obtusimi, PL 487, comme pouvant donner lieu à une méprise, à cause
26 Partie initiale de la coquille.
du diamètre relativement considérable de son extrémité. Mais en examinant attentivement cette partie de la coquille, on voit que le réseau caractéristique de la calotte initiale est si parfaitement distinct, qu'il ne saurait être confondu avec les ornements temporaires d'une extrémité restaurée après la troncature.
Après avoir défini les apparences caractéristiques de la pointe initiale de la coquille dans les Nautilides, nous énumérons sur le tableau suivant toutes les espèces de cette famille, sur lesquelles nous avons observé, ou bien nous croyons reconnaître cette partie, conservée avec sa forme naturelle.
Pour faciliter l'usage de notre tableau, nous plaçons tous les genres et sous-genres suivant l'ordre alphabétique. Dans chacun d'eux, nous inscrivons les espèces suivant le même ordre, en séparant seulement celles qui appartiennent à chacune des grandes faunes.
Les espèces siluriennes de la Bohême sont placées en tête dans chacune des séries. Les espèces des contrées étrangères viennent à la suite et sont distinguées par des astérisques.
La colonne (3) indique pour chaque espèce les planches sur lesquelles elle est figurée, tandisque la colonne (4) montre le numéro de la figure ou de la case correspondante.
Les spécimens, que nous considérons comme typiques et comme les plus instructifs, à cause de leur état de conservation, sont ceux qui ont été figurés, avec un plus fort grossissement, sur nos PI. 487— 488—489.*
La colonne (5) constate l'horizon géologique auquel appartient chaque espèce.
Les colonnes (6)— (7)— (8)— (9) indiquent la présence ou l'absence des ornements et de la cicatrice, sur la calotte initiale.
Enfin, la colonne (10) présente des observations relatives à la calotte et à son ornementation.
Les espèces de la Bohême, énumérées sur ce tableau, montrent la pointe initiale. Elle est tantôt intacte dans sa forme et couverte de son test, y compris la calotte terminale. Tantôt, en conservant sa forme reconnaissable, elle est réduite à l'état de moule interne, ou bien la surface altérée de son test ne nous permet pas des observations complètes, comme dans le cas précédent. Nous croyons cependant, que toutes les espèces de notre bassin, que nous citons, présentent réellement la partie initiale de leur coquille.
Forme extérieure de la partie initiale. 27
Pour le plus grand nombre des espèces étrangères, nous avons dû nous laisser guider par les figures publiées. Nous admettons donc l'existence de la pointe initiale, d'après les apparences du dessin, qui sont conformes à celles des types observés en nature. Pour quelques-uns de ces fossiles, le texte descriptif confirme les indications des figures. Mais, dans d'autres cas, nous pourrions croire, que les contours de la pointe de la coquille ont pu être un peu complétés par les dessinateurs.
Malgré ces imperfections dans les documents exposés sur notre tableau, nous pensons qu'ils suffisent pour établir la concordance des apparences de la partie initiale de la coquille, parmi les Nautilides quelconques de toutes les contrées et de tous les âges géologiques.
Nous avons essayé de classer les espèces énumérées, en distinguant celles dont là calotte initiale est lisse de celles dont la calotte est ornée et ensuite, en séparant celles qui conservent utie cicatrice de celles qui en paraissent privées. Mais, conmie la plupart des espèces étrangères et une partie de celles de la Bohême ne se prêtent pas à des observations absolument exactes, sous ces divers rapports, nous avons reconnu, que cette classification serait insuffisante. Nous ajoutons que, dans certaines espèces, nous avons dû associer des spécimens , qui paraissent identiques d'après l'ensemble de leurs formes, bien que les apparences de leur partie initiale présentent quelques diversités, que nous considérons comme individuelles.
Nous indiquons les cas, dans lesquels nous avons fait des observations de cette nature. Us ne s'étendent qu'à un petit nombre d'espèces de notre bassin.
Pour les espèces étrangères, il est très rare que les ornements soient représentés distinctement jusqu'à la pointe de la coquille, figurée avec sa grandeur naturelle. Presque aucun auteur n'a exposé la calotte initiale en face, avec un grossissement suffisant, pour montrer toutes ses apparences. Le plus souvent, nous ne voyons que des profils, sur lesquels il ne peut y avoir aucune indication de la cicatrice.
Nous devons signaler une honorable exception pour M. Alph. Hyatt, qui nous a donné une très belle figure, en face, de la calotte initiale de Naut. Pomjpilius et de Naut atratus, Saem. (Foss. Cephal. Embryology, FI. 3 — 4.)