Forme de la cicatrice
Le contour de la cicatrice est tantôt circulaire et tantôt elliptique. Mais, la forme elliptique, se réduisant beaucoup dans sa largeur, aboutit quelquefois à l'apparence d'une ligne, comme dans Naut, PompiliuSj PI. 489.
D'après les documents aujourd'hui connus, la forme elliptique paraît prédominante. La forme circulaire est un peu moins fréquente et la forme linéaire relativement rare, excepté parmi les Nautiles. Nous aurons occasion de constater, ci-après, que la forme ronde et relativement large se retrouve dans Naut inaequalis^ Sow. qui provient du Gault et qui rappelle ainsi les apparences de la cicatrice dans de nombreux Nautilides siluriens.
Outre ces 3 formes principales, la cicatrice se présente quelquefois sous une apparence insolite, comme dans Orthoc. mundum,
Apparences de la cicatrice. 43
PI. 488, case IV, sur lequel elle figure une .croix. Dans ce cas, nous considérons cette forme comme un caractère spécifique, parceque, outre le spécimen figuré, nous l'avons retrouvée sur le moule interne d'un autre exemplaire, PI. 186, fig. 5.
En parcourant les 3 PL 487—488 — 489, on peut remarquer, que la cicatrice proprement dite est assez souvent accompagnée de quelques traits accessoires, que nous considérons comme variables, d'après l'exemple que nous fournit Naut Pompilius, PL 489. En comparant les figures 2 et 7, case X, on reconnaît une faible dépression transverse en travers de la cicatrice; mais elle n'offre pas la même apparence dans ces 2 spécimens et elle ne se montre pas sur le troisième, ni dans celui qui a été figuré par M. Alph. Hyatt. (l. c. PI 3.)
Dans plusieurs des Nautilides siluriens figurés PL 487 — 488, on voit des traits rayonnants à partir de la cicatrice, comme dans:
Cyrt. gibbum PL 487, case V.
Cyrt. velox? PL 487, case VI.
Orth. infundibulum PL 488, case ; I.
Au contraire, il existe, autour de la cicatrice, une série de très faibles dépressions, qui ne sont guère visibles que par le jeu de la lumière, dans:
Phragm. imbricatum . PL 488, case XII.
Phragm. perversum PL 488, case XIV.
Il est vraisemblable que, si nous pouvions observer la calotte initiale intacte, dans un grand nombre de spécimens, nous trouverions encore beaucoup d'autres signes particuliers, qui échappent aujourd'hui à nos observations au sujet de la cicatrice.
Dans un grand nombre d'espèces, les bords de la cicatrice paraissent un peu enflés et en relief, mais sur une très-faible largeur. La fente initiale est souvent occupée par les traces de la roche ambiante, qui empêche de* bien reconnaître la fermeture, d'origine organique, qui a dû oblitérer la petite ouverture.
Dans d'autres cas, au contraire, comme dans Troch. priscum, PL 487, case I, on reconnaît la cicatrice complètement fermée par un dépôt de test lisse, sans aucune trace de la roche enveloppante.
44 Pattie initiale de la coquille.