‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 39 sur 89 · Intermittences des types des Céphalopodes · texte numérisé non relu

Intermittences des types des Céphalopodes

IV. Distribution horizontale et verticale des espèces des Céphalopodes.

Etude appliquée aux genres principaux:

Nautilus.

Orthoceras.

Cyrtoceras.

Phragmoceras.

Gomphoceras.

Distribution verticale des Céphalopodes, dans le bassin silurien de la Bohême.

Diagramme figurant l'étendue verticale de chaque type et indiquant le nombre de ses espèces, dans chacune des bandes de notre bassin.

80 Distribution verticale.

Observations particulières sur la faune de la bande e2. Observations particulières sur la faune de notre bande g 3. VI. Résumé du Chapitre XVIII.

I. Répartition des genres et sous-genres entre les faunes paléozoiques. Diagramme représentant cette répartition, avec indication du nombre des espèces.

En 1870, nous avons publié un travail spécial et très étendu sur la distribution verticale et horizontale des Céphalopodes siluriens. Ce travail embrasse tous les documents, qui étaient alors parvenus à notre connaissance, sur les espaces des contrées étrangères, qui pouvaient être associées aux espèces de la Bohême.

Depuis cette époque, il n'y a eu aucune publication assez importante sur les Céphalopodes siluriens, pour modifier d'une manière sensible les résultats de nos études de 1870.

En effet, les espèces étrangères, publiées dans cet intervalle de temps aux Etats-Unis et qui sont presque les seules à notre connaissance, s'élèvent seulement à 22 pour les faunes siluriennes et à 6 pour les faunes dévoniennes et carbonifères. Voir le tableau Nr. 8 sur la p. 259 dans notre Série tardive. Ces espèces sont décrites et figurées.

Nous pouvons aussi citer les 4 espèces suivantes, qui oilt été publiées par MM. de Tromelin et Lebesconte, en 1875, dans leur Catalogue raisonné des fossiles siluriens de VOuest de la France,

Orth. Chalmasi . . . . Tr. Leb.

Orth. subfractum . . . Tr. Leb.

Endoc. Guerangeri . . . Trom.

Endoc. Edgelli Trom.

Aucune de ces 4 espèces n'a été figurée ; mais la première et la troisième ont été sommairement décrites.

En Bohême, au contraire, le nombre des espèces découvertes depuis 1870 est considérable. Ces espèces sont réparties en 2 catégories, que les circonstances nous ont forcé de séparer Tune de l'autre, durant l'impression de nos Etudes générales. Texte, IV— V.

La première catégorie comprend 37 espèces nouvelles, que nous avons pu préparer, étudier et décrire avant le P' Janvier 1876, époque à laquelle l'état d'avancement de l'impression de notre texte

Répartition des genres et sous-genres. 81

nous a interdit l'introduction de tout nom nouveau dans nos tableaux, afin de les maintenir comparables. Ces 37 espèces sont donc énumérées sur ces tableaux et décrites dans notre Supplément, sauf quelques unes, dont la description se trouvait déjà dans notre Texte, partie IH, 1874.

Par contraste, les espèces de la seconde catégorie sont restées exclues de nos tableaux et ^e nos considérations, parceque nous n'avons pas pu achever leur étude avant l'époque du 1®' Janvier 1876, que nous venons d'indiquer.

Depuis lors, ces espèces ont été réunies dans ce que nous nommons Série tardive. Elles sont décrites et figurées, après celles de notre Supplément. Bien que leur nombre s'élève aujourd'hui à 113, nous ne les comptons pas dans le tableau général de distribution, qui va suivre. Elles représentent -^^ = 0.10 de la somme totile des espèces de notre bassin. Ce nombre total 1127 des espèces distinctes en Bohême est établi sur le tableau Nr. 12, Eésimé numériqtie, p. 266 de notre Série tardive. Supplément.

L'absence de ces 113 espèces sur les tableaux de nos Etudes générales n'exerce aucune influenc notable sur les résultats de la distribution verticale et horizontale des Céphalopodes dans notre bassin.

Si nous réunissons les 37 espèces de la première catégorie avec les 113 de la seconde, nous trouvons la somme de 150, qui représente ^*^ = 0.13 du nombre total de nos Céphalopodes.

^ Cette fraction 0.13 constitue pour la Bohême l'augmentation de son contingent depuis 1870, dans l'énumération générale des Céphalopodes siluriens.

Nous venons de voir, au contraire, que les espèces siluriennes étrangères, qui manquent à notre ancienne énumération, se réduisent à 26. Ôr, en 1870, l'ensemble des contrées siluriennes étrangères du globe avait fourni 663 espèces, suivant le tableau placé sur la p. 165 dans notre Distribution in 4®. Ce nombre est porté à 689, par l'addition, que nous venons de mentionner. Les 26 nouvelles espèces représentent donc la proportion ^Ve . = 0.037.

Cette proportion est notablement inférieure à celle de 0.13 que nous venons de calculer pour la Bohême.

Ces fractions mesurent l'étendue de l'inexactitude dans les résultats numériques, que nous avons publiés en 1870. Mais, cette

82 Distribution verticale.

inexactitude se réduit simplement à amoindrir un peu les avantages, que nous avons constatés en faveur de la Bohême, en comparant les Céphalopodes de notre bassin, soit à ceux des plus grands bassins siluriens du globe, soit à ceux de l'ensemble de toutes les contrées siluriennes.

Après avoir ainsi averti nos savants lecteurs de l'incorrection, que nous négligeons dans nos énumérations , nous pensons qu'ils nous considéreront cependant comme dispensé de recommencer tout le travail sur la distribution des Céphalopodes, publié en 1870.

Les résultats de ce travail et les considérations auxquelles ils ont donné lieu, nous semblent toujours mériter leur confiance. Nous pouvons même ajouter en toute sécurité, qu'ils sont confirmés, sans exception, par l'ensemble des espèces introduites dans nos énumérations depuis 1870 et notamment par celles de notre Série tardive, qui n'ont pas pu être prises en considération dans nos Etudes générales.

Parmi ces confirmations, il en est une, que nous pouvons mentionner ici, savoir, que la concentration extraordinaire de nos Céphalopodes dans notre bande e2, c. à d. dans la seconde phase de la faune troisième, est devenue encore plus apparente qu'auparavant. En effet, parmi les 150 espèces réunies dans notre Supplément et notre Série tardive, la très grande majorité a été trouvée sur cet horizon.

Nous voulons maintenant présenter, sous un seul coup d'oei^ la distribution verticale des espèces de tous les types des Céphalopodes, dans les faunes successives. Tel est le but du tableau qui va suivre. Mais nous ferons remarquer, que les chiffres portés sur nos colonnes sont seulement ceux qui ont figuré sur les tableaux de nos Etudes générales, et que les espèces de la Série tardive sont exclues des nombres exposés.

Avant de commencer la revue de tous les genres et sous-genres énumérés sur la colonne (2), pour faire remarquer les principales circonstances relatives à la distribution verticale de leurs espèces, nous appellerons l'attention sur quelques faits généraux, d'une haute importance et très faciles à constater, d'après notre tableau.

1. Parmi les 20 genres des Nautilides, y compris 3 genres hétérogènes et abstraction faite de Aturia (tertiaire), il n'y en a que

Répartition des genres et sous-genres. 83

6 qui franchissent îes limites supérieures du terrain silurien. Tons les autres au nombre de 14 apparaissent et disparaissent entre les limites des faunes II et III siluriennes.

La faune seconde a possédé à elle seule 14 types, parmi les 20 que nous venons de signaler et, par une singulière circonstance, nous constatons, dans les tableaux de nos Etudes générales, que la faune troisième en présente le même nombre.

Ce fait s'explique simplement en ce que 5 types primitifs se sont éteints dans la faune Seconde, tandisque 5 types nouveaux ont surgi dans la faune troisième.

Mais, nous exposons dans notre Série tardive la découverte d'un nouveau type, que nous nonmions Mesoceras^ p. 198, PI. 508. Ce type, trouvé dans la bande e2, c. à d. dans la seconde phase de la faune troisième, fait pencher la balance en faveur de cette faune, qui possède ainsi 15 genres ou sous-genres de Nautilides, y compris les ty^es hétérogènes. *

Parmi les Ascocératides, un seul genre, Ascoceras^ a été découvert dans la faune seconde, tandisque nous en connaissons 2 savoir: Ascoceras et Glossoceras. dans la faune troisième.

Parmi les Goniatides, l'un des 2 genres, Bactrites^ se montre exclusivement dans la faune seconde, tandisque le second, Gmiatites^ apparaît seulement dans la faune troisième.

En somme, en considérant les 3 familles des Céphalopodes, la faune seconde possède 16 genres ou sous-genres, tandisque la faune troisième en présente 18, y compris Mesoceras.

Ces comparaisons au sujet du nombre des types génériques constatent un avantage marqué en faveur de la faune troisième.

Cet avantage est encore plus prononcé, si on compare les nombres des espèces fournies par ces 2 faunes et indiquées au bas du tableau t>our l'ensemble des 3 familles, savoir:

Espèces de la faune seconde 463

Espèces de la faune troisième 1201

Ensemble 1664

D'après ces chiffres, on voit que l'époque du développement maximum des Céphalopodes correspond d'une manière très évidente à la faune troisième silurienne.

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Distribution verticale.

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