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Les lignes i à i 2 de ce lexte contiennent le début du chapitre lxxxix du Livre des Morts; (juant aux lignes suivantes et à toutes les autres parties de la cuve, elles renferment des textes qui ne me semblent pas appartenir aux recueils déjà connus.
La lisière supérieure contient encore à l'extérieur, de chaque côté, une longue ligne horizontale d'hiéroglyphes bleus sur fond hlanc, entre deux filets parallèles également blancs. Ces lignes mesurent 1 m. 5o cent, chacune de longueur et sont toutes les deux orientées > — >-; celle du côté droit commence au creux du socle pour finir au sommet de l'épaule, et celle du côté gauche commence au sommet de l'épaule pour finir au creux du socle :
a. Li^re Je droite •• ( — ) h Z ) 11 ^^ "^ Z .£. ^ AI *"" H
m MH^a^^ ^nn^nw^^ ^^^^^ ^^ ^^ ^ ^ ^^ W II I . )i ,^
Certains fragments de ces deux textes paraissent avoir été empruntés à l'hymne au soleil qui forme le chapitre xv du Livre des Morts.
B. — Intérieur.
La surface intérieure de la cuve est peinte en blanc comme l'intérieur du couvercle. 'Elle est décorée de lignes horizontales d'hiéroglyphes bleus séparées entre elles par des fdets également bleus, et contient deux figures de dimensions inégales :
1° Au sommet, à l'intérieur du demi-cercle formé par le crâne, est peint un disque solaire rouge encerclé de bleu et flanqué des deux urasus dressés au corps jaune et à la tète bleue; les ailes sont largement éployées de chaque côté et se décomposent ainsi :
a. Au sommet, une ligne ~ — — — — - — -— formant le bord supérieur;
b. Au-dessous, un registre uni peint en jaune;
c. Puis un registre vert, uni, bordé à sa partie inférieure d'un liseré rouge sur l'aile droite seulement;
d. Puis des plumes, vertes sur le milieu des ailes et bleues aux extrémités, avec intervalles jaunes entre les différentes plumes et liseré rouge à leur bord inférieur;
e. Enfin, tout à fait au bas, des plumes bleues avec intervalles jaunes : de petits cercles rouges sont peints à leur bord inférieur dans la partie médiane des ailes, tandis que sur les côtés l'intervalle entre les pointes des différentes plumes est peint en blanc.
Au-dessous du disque, sa légende est indiquée en une ligne d'hiéroglyphes bleus,
horizontale et sans cadre : (■ — ►) I •
Q° Au-dessous de la figure précédente, tout le fond de la cuve est occupé par un grand
pilier f à tète et attributs osiriaques, mesurant i m. 5G cent, de hauteur à lui
seul, et 1 m. 71 cent, avec le support sur lequel il se dresse. Ce support, dont la partie inférieure est légèrement endommagée, est composé de la façon ci-contre (fig. 18). Le cadre est bleu. La tête de veau est rouge avec un œil noir et blanc. Le * est bleu, ainsi que le cadre du petit carré de gauche, dont l'intérieur est complètement peint en rouge. Le naimn a les cordes latérales bleues, les nœuds Fig. 18. des angles rouges, le filet bleu et rouge, les pendeloques bleues
sur fond jaune.
Le pilier lui-même est composé de trente-neuf bandes horizontales superposées, peintes
alternativement en rouge, jaune, bleu, jaune, rouge, etc. ; ces bandes vont
en diminuant de longueur de bas en haut. Au-dessus d'elles les trois ^ f
corniches superposées (fig. 19) ont leur plateau supérieur peint en
jaune, et les nervures alternativement bleues, rouges, bleues et vertes, ''^' '^'
avec étroits filets de séparation peints en blanc. Ces trois corniches atteignent jusqu'au sommet des épaules de l'Osiris dont elles occupent la gorge et la poitrine. Le pilier est habillé dans sa partie étroite, au-dessous de la ceinture, par un vêlement
CERCUEILS [410i2]. 23
rouge cl bleu allant en s'évasant vers le bas. La ceinture elle-même est indiqu(5e par deux oreillettes bleues et rouges, à la naissance desquelles est suspendu de chaque côté un uraeus coiffé du disque solaire rouge. La tète de ces deux urasus est bleue, avec œil rouge. La gorge renflée est peinte en bleu, rouge et vert sur fond jaune, et le corps est divisé en petits carrés tour à tour bleus, jaunes, rouges et jaunes. Les épaules, les bras et la poitrine d'Osiris sont vêtus de rouge, et de ce vêtement sortent les deux mains vertes qui tiennent les attributs ordinaires du dieu : le fouet
j\ dans la main droite et la houlette [ dans la main gauche. Le manche du fouet
est composé de petits rectangles jaunes, rouges, jaunes et bleus; les trois lanières sont bleues(celles des côtés) et rouge (celle du milieu); les liens qui les attachent sont verts et jaunes, et la naissance des trois lanières est renforcée par une garniture composée de trois rangs superposés de trois cercles chacun, peints en bleu et vert. La houlette est peinte, comme le manche du fouet, en rectangles jaunes, bleus, jaunes et rouges tour ù tour.
Le visage d'Osiris est vert, avec un œil peint en jaune (contours extérieurs et sourcils), en blanc (sclérotique) et en noir (pupille). Un collier de barbe jaune fait le tour du visage, et une barbe postiche frisée, peinte en bleu, est adaptée au menton. Le klnfl ^ est rayé bleu et jaune, et rura?us frontal est jaune, bleu, vert et rouge. Le collier est jaune, uni, sans décoration.
Le dieu est coiffé du diadème ci-contre (fig. 20) : disque rouge encerclé de jaune; plumes rayées verticalement en vert, bleu, jaune et rouge; cornes de bélier vertes autour p.
desquelles s'enroule de chaque côté un urœus coiffé du disque jaune, à la gorge bleue, verte et rouge sur fond jaune, au corps divisé en petits rectangles jaunes, rouges, jaunes, bleus. Sur les cornes se dressent, de chaque côté du diadème, deux autres urœus, plus grands, identiques aux précédents : celui de
droite est coiffé de la couronne du sud, jl, jaune, et celui de gauche de la couronne
du nord, V^, rouge.
L'écharpe verticale suspendue à la ceinture du pilier et retombant jusqu'à la base est jaune et encadrée ù droite et à gauche d'un double filet bleu et jaune, assez épais; elle porte une ligne verticale d'hiéroglyphes noirs mesurant exactement 1 mètre de hauteur :
Cette ligne renferme une phrase du chapitre i" du Livre des Morts, jusqu'à '— — '
inclusivement, puis une phrase qui paraît empruntée au chapitre lxxii du même recueil.
Au-dessus du diadème de l'Osiris T, une ligne horizontale d'hiéroglyphes bleus
commence les textes de l'intérieur de la cuve; cette ligne se continue sur le coté gauche par trente-six petites lignes horizontales d'inégale longueur, qui descendent jusqu'à l'extrémité inférieure du cercueil et se continuaient peut-être sur le pied rapporté qui a disparu. Ce texte, après un petit préambule que je n'ai pu identifier (lig. i-A), et que nous avons déjà relevé à l'extérieur de la cuve, nous donne un nouvel exemplaire, assez incorrect, du début du chapitre lxxxix du Livre des Morts (lig. /1-21), puis un fragment du chapitre liv du même livre (lig. 22-37) =
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trouvait probablement sur le pied rapporté, qui a disparu). Le côté droit porte également trente-six petites lignes horizontales disposées symétriquement par rapport à celles du côté gauche, et écrites dans la même direction
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(■ — >■). Le passage compris entre les mots sX (lig. i 6) et 1^ inclus (lig. qo) semble pouvoir être identifié avec le chapitre lwvi du Livre des Morts :
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I 5 "^^^ I ^t-^ j •^^^.s— J. Peut-être la fin du texte se trouvait-elle sur le
pied rapporté, qui a disparu.
Technique. Au lieu d'un simple revêtement de toile stuquée par-dessus le bois, nous avons ici un grand nombre de couches de toile superposées et collées les unes aux autres; elles sont d'épaisseur variable, mais leur agglomération forme un ensemble extrêmement compact et résistant, aussi dur que le substralum de bois qu'elles recouvrent.
L'adhérence de la cuve au couvercle est obtenue ici, non pas à l'aide des tenons, mortaises et chevilles de bois habituels, mais au moyen d'une rainure continue faisant tout le tour de la cuve sur ses longs côtés et sur le côté arrondi de la tête; dans cette rainure, dont la profondeur varie entre quatre et cinq centimètres, s'emboîte à frottement dur une arête correspondante ménagée dans l'épaisseur du couvercle.
Quant au pied du socle, il était d'une seule pièce et s'emboîtait aussi dans la cuve et le couvercle ainsi réunis, auxquels il était probablement fixé à l'aide de chevilles, et dont il contribuait ainsi à accroître encore l'adhérence parfaite.
Catal. du Muiée, n° iioia. 4
Les hiéroglyphes et les peintures ornementales sont très soignés; la teinte blanche du fond, à l'intérieur comme à l'extérieur, est à noter car elle est assez rare; de même la coloration bleue des hiéroglyphes. Enfin la couche de vernis brillant et gommé dont le cercueil est enduit sur toute sa surface, à l'intérieur comme à l'extérieur, contribue encore à faire ressortir le caractère soigné et fini de ce cercueil, qui est peut-être le plus beau de toute la série des prêtres de Montou.
CoNSEHVATioN. Le ccrcucil d'Ankhfnikhonsou est bien conservé, à part la barbe postiche, l'œil gauche, la lèvre supérieure, et la partie inférieure du socle, mobile, qui sont perdus. L'intérieur a particulièrement conservé intacte la fraîcheur de son coloris et de ses ornements. L'extérieur, exposé à la lumière et aux divers frottements, est un peu plus mutilé : la couleur bleue des hiéroglyphes y a en grande partie disparu, et la décomposition du vernis a décoloré en vert presque tout ce qui était originairement peint en bleu. Enfin on remarque à la base de la cuve, à l'extérieur, des traces d'un liquide gras, qui a largement taché la blancheur du fond.
BiBL. : Ce cercueil ne se trouve décrit dans aucun des catalogues du Musée, et le fait est d'autant plus surprenant qu3 c'est un des plus beaux de la collection. Je pense qu'il doit être identifié avec le cercueil 700 de Boulaq, dont Lieblein a dressé la généalogie au n° 1 128 de son Diclionnaire des noms propres. II ferait partie, dans ce cas, de la série de trhuit cercueils de momies de styles divers 71 indiquée par Mariette dans l'édition de 187a (et suivantes) de la Notice des principaux monuments exposés au Musée de Boulaq, p. a/io, fOus les n°' 745-752.
41043. Cercueil extérieur du "11"" f" qTx^ * t!)îT (^^""^ aucune indication de parenté). — Bois de conifère, lourd et compact, aux . fibres régulières, peint et ornementé. — Longueur :2 m. 20 cent.; largeur : à la tête, cm. 55 cent.; aux épaules, 0 m. 75 cent, (un fragment de l'épaule droite est cassé), aux pieds, o m. 5o cent. — Deir el-Bahari. — XXV^ ou XXVP dynastie (pi. III).
l. COUVERCLE.
L'extérieur seul de ce beau couvercle, malheureusement un peu mutilé, a été recouvert d'ornements et de textes, et en assez petite quantité.
Tête. La tête est complètement rapportée, et forme avec le cou une pièce spéciale qui a été fixée au reste du cercueil par de petites chevilles de bois cylindriques; on peut voir encore sur le devant du cou deux de ces chevilles. Le visage est particulièrement soigné et expressif, et n'a reçu aucune couleur; les yeux ne sont pas seulement peints, mais leur orbite est légèrement taillé en creux; ce creux est peint en blanc, et la pupille, les sourcils et les contours de l'orbite sont noirs. Le visage ne porte pas sur les joues le collier de barbe noire qu'on y voit souvent. La barbe postiche a été arrachée, et laisse voir en dessous du menton l'ouverture rectangulaire dans
laquelle elle s'insérait, el à l'intérieur de laquelle est encore engagé un morceau de bois cassé au ras du menton. Le pinceau avec lequel a été passée la teinte bleue de la perruque a laissé couler un peu de peinture sur la droite du cou, mais il n'en faut pas conclure que le visage et le cou étaient peints en bleu. Les veines et la teinte spéciale du bois étaient partout apparentes, au contraire.
Sur le sommet du crâne nous trouvons la couronne ovoïde liabituelle, à l'intérieur de laquelle était peinte, sur un fond jaune recouvert du vernis brillant, une déesse Nouit(?) (■ — ►), coiffée du disque solaire rouge, et dont il ne reste que la partie supérieure. La déesse a le corps et le visage verts, la perruque bleue, le bandeau frontal rouge; ses bretelles et sa robe sont rouges. Les bras et les ailes ne sont qu'à demi ouverts et forment les deux côtés d'un triangle /\; les ailes sont peintes en jaune et en vert, et incomplètement conservées; les mains n'existent plus.
La couronne entourant ce baut de représentation est très large et composée de façon fort complexe. En voici la description de l'intérieur vers l'extérieur :
i" Une bande rouge entre deux filets jaunes, puis une bande verte, une bande bleue, et une bande rouge, chacune d'elles comprise entre deux filets jaunes;
a" Une large bande de rectangles multicolores bleus, verts et rouges, séparés entre eux par une ligne verticale noire entre deux lignes jaunes;
3° Une bande verte entre deux filets jaunes;
/i" Des feuilles juxtaposées, avec un point rouge sur cbacune d'elles; le milieu de chaque feuille est jaune, le haut et le bas sont verts.
5° Une bande bleue entre deux filets jaunes;
fi" Une large bande de raies horizontales bleues, rouges et vertes, rangées trois par trois, avec des filets jaunes verticaux séparant les groupes de couleur différente. 7° Une bande bleue entre deux filets jaunes; 8° Des feuilles juxtaposées vertes et blanches avec points rouges. 9° Une bande rouge entre deux filets jaunes.
La perruque, au-dessous de cette couronne, est composée de rayures bleues séparées entre elles par d'étroits filets jaunes. Ces rayures sont horizontales sur le front, et se redressent progressivement en épousant les contours de la tête jusqu'à devenir verticales sur les deux larges nattes qui encadrent le visage. La hauteur de la perruque est de o m. 53 cent.; la largeur de la natte est de o m. i 6 cent., et l'intervalle compris entre les deux nattes est de o m. i 2 cent. Les nattes se détachent sur la poitrine en un relief beaucoup moins considérable que sur la plupart des autres cercueils; elles sont, en revanche, plus larges que ne le sont habituellement les nattes des perruques.
PoiTBiNE. La gorge et la poitrine, au-dessous du cou rapporté, sont ornées du large collier habituel, qui mesure ici 0 m. 36 cent, de hauteur. Il est fort bien conservé, et composé de beaux ornements soignés aux couleurs encore très vives.
Au sommet, le collier commence par sl\ lignes horizontales unies, bleue, verte, bleue, rouge, bleue et verte, séparées entre elles par un étroit filet jaune. Viennent ensuite quatorze rangs, assez larges, de fleurs et ornements variés, chacun séparé des rangs voisins par une bande verte insérée entre deux filets jaunes plus étroits. Le rang supérieur, unique de son espèce, est composé de pendeloques ovales bleues serties de jaune sur tout leur pourtour, et dessinées sur un fond rouge. Les rangs 2,6, 1 0 et j A sont composés de marguerites blanches avec centre jaune, sur fond bleu; les rangs 8,7, 11, sont identiques entre eux, ainsi que les rangs 6,9, 1 3 , et les rangs /i , 8, 12. Enfin, le collier est terminé à sa partie inférieure par une rangée de pendeloques ovales, tour à tour vertes et bleues, serties de jaune sur tout leur pourtour, et s'enlevant sur un fond jaune. Au-dessous de ces pendeloques un filet vert uni termine le collier.
Ventre et Jambes. Immédiatement au-dessous du collier, dans l'axe longitudinal du cercueil, ont été tracées deux longues lignes verticales d'hiéroglyphes taillés en creux et remplis, ainsi que les trois filets qui les encadrent, d'une belle couleur bleue qui a souvent tourné au vert. Ces lignes sont brusquement interrompues à la naissance du chevet, mais se continuaient sur toute la surface inclinée de ce dernier, qui a complètement disparu. Telles qu'elles sont, elles mesurent t m. i 5 cent, de hauteur et 0 m. 11 cent, de largeur d'ensemble. Les hiéroglyphes en sont fins et fort soignés; ils contiennent des fragments du début du chapitre xxvi du Livre des Morts :
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Les côtés ne portent aucune décoration ni légende.
Technique. Le couvercle est composé de planches juxtaposées taillées dans un bois de conifère (cèdre?) très lourd et aux fibres très serrées. La tête et le cou sont modelés dans une pièce de bois spéciale et fixés à l'aide de chevilles de bois au reste du cercueil. Le chevet tenait également au cercueil même par de la colle et des chevilles de bois. On remarque, en outre, sur l'emplacement aujourd'hui à découvert qui était jadis caché par le chevet rapporté, à droite, une sorte de charnière pratiquée dans l'épaisseur même du bois, qui semble avoir été destinée à laisser passer une corde ou quelque autre lien à l'aide duquel le couvercle fut descendu dans le tombeau.
CERCUEILS [ilOiS]. 29
Dans ce cas, et si celle hypothèse est exacle, ce n'est qu'après avoir mis le cercueil en place dans le lonibeau qu'on aurait fixé le chevet par-dessus le pied du couvercle. La tête, le collier et les hiéroglyphes sont très soignés, et tout ce cercueil a dû être l'œuvre d'un véritable artiste aussi habile que consciencieux.
Conservation. Elle est Bonne en général, sauf pour la barbe, le chevet et une petite partie de l'épaule droite, qui ont été arrachés. Ce couvercle a mérité, par le fini de son exécution et le bon état de conservation dans lequel se présente ce qui en subsiste, d'être exposé dans les galeries du Musée, bien qu'il soit incomplet, et que les côtés portant les tenons aient, en particulier, disparu.
BiBL. : Ce cercueil n'a été, à ma connaissance, signalé ni décrit nulle part.
IL CUVE
La cuve du cercueil d'Ânkhfnikhonsou n'est pas exposée. Elle est taillée dans le même bois de conifère, aux fibres serrées et régulières, que le couvercle, et pèse un poids presque double de celui des cuves de mêmes dimensions qui sont en bois ordinaire de sycomore.
Longueur : 2 m. 20 cent.; largeur : à la tête, 0 m. 55 cent.; aux épaules, o m. 82 cent.; aux pieds, 0 m. 55 cent. Hauteur : à la tête, 0 m. 87 cent.; aux pieds, 0 m. 34 cent. L'épaisseur des côtés verticaux varie entre 0 m. 1 0 cent, et 0 m. 11 cent.
XTERIEUR.
La décoration de l'extérieur est très simple et consiste uniquement en une ligne horizontale d'hiéroglyphes bleus, large 0 m. o85 mill., encadrée entre deux filets bleus parallèles; cette ligne est peinte un peu au-dessus de la moitié de la hauteur de la cuve ; elle commence à l'extrémité inférieure du grand côté de droite , contourne le petit côté arrondi de la tête et se termine à l'extrémité inférieure du grand côté de gauche. Le petit côté du pied, d'ailleurs manquant, ne semble pas avoir reçu de décoration. Le texte contenu dans cette ligne unique est la première moitié du chapitre iiv du Livre des Morts :
^* ^' I IJ J I I /w«^ '•■P' Il O T * » 1a~~«a I lAsT 0 /"■'■'^
B. IiNTÉRIEUR.
Les côtés verticaux ne porlenl aucune décoration. Le fond est occupé tout en entier par
un grand pilier f, coifTé du diadème II . Le pied du pilier est composé de sept
larges bandes superposées, peintes uniformément en bleu, et séparées entre elles par trois étroites bandes horizontales (une verte entre deux rouges), et ces bandes étroites sont elles-mêmes serties sur leurs lisières supérieure et inférieure de filets couleur du bois. Au-dessus de celte base viennent ([uatre cornicbes superposées (fig. ai), dont le plateau supérieur, horizontal, est couleur du bois sans teinte spéciale, et dont les nervures verticales sont alternativement bleues , rouges, bleues et vertes, et séparées entre elles par de petits filets couleur bois. Au-dessus du plateau supérieur, un petit support de forme ^=^ et de la couleur du bois soutient les cornes de bélier du diadème peintes en vert. Ce dernier a son disque rouge serti d'un cercle couleur bois; les plumes sont rayées transversalement en vert et bois, chaque rayure verte étant à son tour sertie sur ses deux lisières d'un étroit filet couleur bois; l'arête extérieure (rectiligne) de chaque plume est rouge, tandis que l'arête intérieure (incurvée) est couleur bois.
Au-dessous du pilier, on trouve la représentation ci-contre (fig. 2 q) , tracée en bleu; les pendeloques ovales sont également bleues sur un fond général rouge; le filet est divisé en trois bandes parallèles, dont celle du milieu est rouge et les deux autres bleues.
Technique. Menuiserie soignée. Le fond est composé de trois planches assez irrégulièrement coupées, juxtaposées. Les longs côtés et le pied forment chacun une pièce
isolée unique. Quant aux épaules et au contour de la tête, ils ont été obtenus à l'aide de la juxtaposition de trois pièces de chaque côté, et une au milieu, soit sept pièces en tout; cet assemblage présente l'aspect reproduit parla fig. a 3. Les différentes pièces sont rattachées les unes aux autres à l'aide de chevilles de bois cylindriques dissimulées dans l'épaisseur du bois et invisibles.
'G- -^- Les mortaises destinées à recevoir les tenons du cou-
vercle sont au nombre de neuf, dont quatre sur chacun des longs côtés, et une au milieu du côté arrondi de la tête.
Fig. 2 3.
Conservation. Assez bonne, sauf le petit côté des pieds qui- a disparu; le long côté droit menace aussi de se détacher du fond. Quelques disjointements apparaissent entre les différentes pièces assemblées de la tête. La surface extérieure présente aussi quelques érallures du bois sans importance.
CERCUEILS [/ilOi/iJ.
41044. Cercueil à forme humaine (caisse intérieure) au nom de '— ï I ^^ ^
(variantes ^ ^ — /^, 3d)y|, 'Zl^^ «^^O. ^s de ^2;^
• 4= ^^ et de la dame ^ 4=%l- — Bois peint. — Longueur:
/«««««A T .AL. —H — AMVMV T SI ' *-*
2 mètres. Largeur : à la tête, o m. 45 cent.; à la poitrine, o m. 65 cent.; aux pieds, o ni. ko cent. Hauteur : à la tète, o m. 5o cent.; aux pieds, o m. ^7 cent. — Gournah. — Peu avant la XXVI" dynastie (pi. IV-V).
Les ornements et inscriptions de la tète occupant à la fois le couvercle et la cuve, il n'esl pas possible de décrire séparément (pour la Icte du moins) ces deux parties du cercueil.
Tète. Tête d'homme, à visage rouge brique foncé; la barbe (qui a été arrachée) et les yeux sont peints en noir sur ce fond rouge; la sclérotique de l'œil est blanche, la pupille noire. La perruque est rayée en bleu et blanc, et retombe de chaque côté du visage jusque sur la poitrine sur une hauteur de o m. /j3 cent.
Au sommet du crâne, formant comme une couronne par-dessus la perruque, on voit une série de quatre rangées d'ornements d'une largeur totale de o m. o6 cent., concentriques et parallèles. La rangée extérieure et la troisième sont constituées par une succession de rectangles (noirs séparés entre eux par trois bandes étroites jaune, verte et rouge, pour la rangée extérieure; alternativement rouges, verts, jaunes, verts , rouges , verts , jaunes , etc. , séparés entre eux par trois bandes étroites blanche , noire el blanche, pour la troisième rangée). La rangée intérieure et la seconde sont, au contraire, formées par des feuilles allongées et pointues tour à tour jaunes et vertes, toutes sur fond noir pour la seconde rangée, toutes vertes sur fond jaune tacheté de points rouges pour la rangée intérieure. L'ensemble de cette couronne d'ornements tranche nettement sur les rayures bleues et blanches de la perruque.
A l'intérieur de celte couronne est peinte une scène de forme légèrement ovale (o m. 34 cent, dehauleur sur o m. 28 cent, de largeur). Cette scène occupe à la fois le couvercle et la cuve (cm. 1 5 cent, de hauteur sur le couvercle et cm. 19 cent, sur la cuve). Le fond de toute cette décoration était rouge vif, mais le rouge a disparu en maints endroits pour laisser apparaître la couche du dessous qui est jaune. En haut, au centre, tout entière peinte sur le couvercle, la déesse Nephthys, assise sur le rmiri, et regardant à droite (fig. ai). Son visage et toutes les parties nues de son corps sont vertes; la perruque est jaune el retenue par le bandeau frontal ordinaire (rouge) retombant sur la nuque. Elle est velue du grand maillot collant (rouge, mais en grande partie décoloré maintenant), fixé sur les épaules par deux bretelles jaunes. Elle porte des bracelets aux bras, avant-bras el chevilles, el sur la gorge un collier jaune. Elle a les deux bras étendus en avant et les ailes entièrement ouvertes : les plumes sont peintes en vert, bleu, jaune et rouge. Le rainn sur lequel elle est assise est dessiné avec
Fig. ail.
grand détail et peint aussi en vert, bleu, jaune et rouge. Le signe TT qu'elle porte
sur la tête est noir, bleu et rouge. L'ensemble de cette figure mesure o m. i q cent, de hauteur sur o m. lo cent, de largeur. La déesse est encadrée de toutes parts de vingt et une lignes d'hiéroglyphes peints en noir, dont onze verticales et d'inégale longueur (cinq à droite et six à gauche), et dix horizontales occupant toute la largeur de la scène. Le texte contenu dans ces lignes se compose de deux parties nettement distinctes :
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