ÉVÊQUE DE MOULINS
Mo.
>NSEIGNEVR,
Lor%que je publiai pour ta première fois cet ouvrage, Je désirai vous le dédier. Témoin de vos efforts pour procurer le bien de votre diocèse, f éprouvais le besoin de rendre hommage aux saintes préoccupations de votre âme épiscopale. Depuis ce temps, des jours d'épreuve sont venus pour vous. Votre zèle , incaporhledese contenter de ce qu'il a fait, et toujours préoccupé de ce qu'il doit faire, votre amour pour la règle et la discipline, la loyauté, la droiture et le désintéressement de votre caractère, en même temps qu'ils commandaient le respect de ceux qui aiment l'Eglise, cous désignaient à la haine de l'éternel adversaire du règne de Dieu. Faut-il nous étonner si , père du mensonge et parlant de son fond quand il ment , il a eu recours contre vous à toutes les ressources de son art pour défigurer devant l'opinion tout ce que votre
VI ÉPITRE DÉDIGATOIRE.
zèle vous faisait entreprendre, afin d'indisposer contre vous le Pontife et le Prince, le clergé et le peuple. Mais Dien, assignant des limites à la liberté qtiil lui permet contre ses serviteurs, a bientôt confondu ses efforts. Puissiez-vous , Monseigneur, après ces contradictions, recueillir des bénédictions abondantes et voir retomber sur vos diocésains les grâces célestes qu appellent vos continuels désirs et que vou^ seriez heureux de payer de vos travaux, de tout ce que vous avez et de tout ce que vous êtes , et de la dernière goutte de votre sang.
Lorsqu'à la tête de ce volume, v&us trouverez, dans ces lignes, Monseigneur, l'expression d'un respect qui vous est si justement acquis, veuillez l'agréer et me croire
De Votre Grandeur
Le très humble et très obéissant serviteur, Jean-Adrien de CONNY.
Toury-siir-Besbre, le 15 août 1858, en la fêle de rAssomption de la SainU-Vierge.