XII PRÉFACE
Nous y avons aussi donné quelquefois les raisons mystiques des rites, ou rapporté des particularités historiques ou archéologiques qui s'y rattachent.
Nous avons fait ces choses non pas d'une façon suivie , ce qui nous eut conduit trop loin , mais par manière d'exemple. Notre ouvrage doit demeurer un ouvrage élémentaire ; mais nous nous sommes proposé d'y mettre assez de textes pour faire apprécier les textes liturgiques ; assez de discussions de rubriques pour apprendre à entrer dans le sens des rubriques ; assez de notions mystiques ou historiques pour donner l'idée de ce point de vue dans l'étude de la liturgie.
La méthode de quelques auteurs est d'indiquer séparément, à chacun de ceux qui remplissent les fonctions dans une cérémonie , ce qu'il doit faire , et de traiter successivement par exemple du célébrant , du diacre , du sous-diacre , des acolytes , etc. Ce plan a des avantages , mais il oblige à des répétitions et ne fait pas assez comprendre l'ensemble. Nous avons préféré indiquer à chacun les notions générales de son office , puis lui faire trouver le détail de sa fonction dans l'exposition suivie de la cérémonie. Nous avons divisé ce livre en trois parties dont la première contient les règles générales qu'il faut constamment supposer dans toute cérémonie ecclésiastique. Nous prions donc instamment le lecteur de ne point perdre de vue ces premiers chapitres.
Nous devons prévenir ici que nous prenons constamment, selon notre usage français, le mot de chape pour l'équivalent et la traduction de pluvial. Quant
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à la cappa du cérémoDial , qu'il ne faut pas du tout confondre avec notre chape, nous l'avons francisée et nommée constamment cappa. Nous devons avertir aussi que nous nous servons constamment des mots de marche-pied de l'autel pour désigner ce que le cérémonial appelle du nom de mppedaneum altaris , et ce que d'autres auteurs nomment palier.
Il nous reste à faire connaitre l'esprit dans lequel nous avons écrit , c'est celui d'une docilité scrupuleuse aux règles contenues dans les sources que nous avons éniunérées.
Nous devons indiquer brièvement les bases sur lesquelles nos convictions s'appuient.
Les Souverains Pontifes ont posé les règles liturgiques non pas seulement comme des indications où chacun* pouvait prendre et laisser, ou encore comme des conseils, mais bien comme des préceptes positifs.
Ils ont chargé la Congrégation des Rites de préciser le sens des rubriques et du cérémonial , d'interpréter ce qu'il y a d'obscur et de réclamer contre les abus par des décrets auxquels on devrait obéissance.
Lorsque des habitudes contraires aux règles et aux décrets s'établissent, elles n'abrogent pas le droit et il ne faut pas les suivre ; mais ce sont simplement des abus qu'on doit corriger.
Mandates, dit saint Pie V dans la bulle de promulgation du missel, ac districte omnibus,., in virtute sanctœ obedientiœ prœcipientes ^ ut... missamjuxta ritum, modumac normamquœper missale hoc anobis nnnc traditur, décantent ac legant, ncque in missœ celebratione alia$ cérémonial vel preces quam quœ